Carnet de bord de Kanaky

Il l'ont fait, le tour de la NC en auto-stop !

09 octobre 2005

Arrivée sur Traput

Tournons une page, changeons de lieux, changeons de compagnons de voyage… tout est a recommencer de nouveau, chaque changement est une nouvelle aventure, faut tout recommencer. Ce coût-ci direction le sud de l’île. La providence veut que encore une fois je tombe sur Anne Laure qui me confirme son invitation à passer chez eux à Traput (prononcer Tchapout). Ca tombe bien c’est l'occasion rêvée pour avoir de nouvelles bonnes expériences et de ne pas se retrouver seul. Je m’engage donc a passer chez eux. Je débarque donc avec mes gros sabots sur leur terrasse et là je fais la rencontre de Bruno biensûr et de toute sa petite famille, mais aussi d’un couple d’amis a eux venu leur rendre visite pour une dizaine de jours (Marcel et Monique, enseignant à la retraite) et de Julie (monitrice de ski, en vacance sur l’île car rend visite à son amie Wendy, Australienne).

Voilà j’ai mes nouveaux compagnons pour la semaine qui va suivre, objectif : en voir le maximum en peu de temps tout en sachant prendre le temps. Une grosse visite par jour c’est le bon rythme, plus des petits extra tel qu’un petit tour au marché de Wé, l’artisanat des femmes, une danse tribale…

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Premier extra, et pas des moindres, la pêche à la langoustine. Alors tout d’abord faut savoir que ça se pratique la nuit, dans la mer forcement, en masque et tuba et avec une lampe torche étanche histoire d’y voir quelque chose. Elles sortent la nuit pour manger et reste sur le platier donc il n’y a plus qu’à les cueillir . La main ferme, l’œil vif, et une bonne apnée sont les points fort d’un bon chasseur à la langouste. A mes dépend, étant débutant, j’oublierai d’avoir la main ferme lorsque j’arrive sur ma première langouste, elle est là, elle m’attend, je m’approche, elle ne bouge pas, je constate qu’elle est bien grosse et me pose la question ‘est ce que ça à des pinces cette bestiole ?’, cette hésitation me sera fatale car j’essaye de la saisir du bout des doigts dans le doute…. Ni une, ni deux en un coup de queue elle s’échappe puis s’enfuit. Merde de merde, j’aurai pu mangé comme un prince ce soir. Encore plus surprenant, l’extra dans l’extra, alors que j’y n’y avais même pas penser, je retrouve fasse à moi, dans le faisceau de lumière, un requin (et pas un petit). Mon premier vrai requin, rien à voir avec les minuscules rencontrés sous le corail lors de mes plongées en bouteille. Il est là, à trois mètres de moi et me regarde du coin de l’œil tout en continuant sa course. Il se montre pour bien me signaler qu’il m’a repérer, puis disparaît dans la pénombre. Je ne le vois pas mais je sais très bien qu’il tourne autour de moi à distance raisonnable, à n’importe quel moment il peut débarquer de derrière moi, de sur un coté ou de nouveau devant moi. La nuit, le requin… charmant comme ambiance n’est-ce pas ? Après prés de 2h dans l’eau on revient quasi bredouille, avec une seule petite langouste dans la poubelle montée sur chambre à air, pas assez pour 4 (car on était 4). Dommage ça sera pas se coup-ci que je pourrai goûter la langoustine.

                                                                                     Renan

Posté par Renouch à 14:11 - Lifou - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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