15 novembre 2005
La rencontre de Nakao (à complèter)
On en est qu'à notre quatriéme stop de la journée que déjà nous arrive notre première péripétie. C'est un kanak qui s'arrête, la voiture toute fumante, c'est d'ailleurs la première chose qu'on lui fait remarquer en montant à l'intérieur. La seule réponse qu'on a pour nous réconforter c'est " Casse pas la tête, c'est du diesel !". Par la force des choses on résiste à l'odeur de plastique cramé. Notre 'calvaire' sera de courte durée car 20 min plus tard on se retrouve sur le bas-coté de la route à examiner la fumée sortant du capot. La voiture n'a pas supportée la dernière petite cote... elle à trop chauffée. En ouvrant le capot on se rend compte, que le kanak, alias Nakao, avait réparer maladroitement et rapidement son bouchon d'huile. Du plastique avait fondu, ça colait partout... la misère quoi ! La première constatation c'est qu'il n'y a plus d'eau donc on se fait une mission eau douce chez une Caldoche, chez laquelle on arrive avec un sac de jute plein de bouteilles d'eau vides trouvées dans le fossé (on a même trouvé des bidons ! Ils sont fort ces calédoniens pour tout balancer par la fenêtre de leurs voitures). Le moteur à beaucoup de mal à refroidir, il nous faut attendre un bon moment avant de pouvoir y insérer de l'eau. On constate qu'en réalité c'est le radiateur qui est percé, la pauvre titine est définitivement morte !
L'aprés midi prend déjà fin et on est cloué sur le bas coté de la route. C'est alors que Nakao nous propose pour la nuit de venir dormir chez lui. Il oubli consciement, au début, de nous dire que ça se situe au beau milieu de la chaine. En quelques coups de téléphone il arrive à s'arranger pour qu'un pick-up avec une remorque vienne le dépanner (fallait l'écouter au téléphone, c'était tordant de rire "moi en panne sur la route, venir dépanner moi").Nous voilà donc embarqué à l'arriére d'un pick-up, en roulant sur la piste, direction le fin fond de la chaine.

L'épave Ford notre 'dépanneuse' En route chez Nakao
On arrive chez Nakao, Brigitte (sa compagne originaire de Lifou), la mamie (originaire de l'île des pins) et le papy (le sage de la famille, l'ancien). Ils nous offrent l'hospitalité et de bons débats autour de la 'table de salon', tout le monde y participe. L'ambiance y est chaleureuse et pleine de rires. Les interventions de la mamy sont justes et malicieuses, celles du papy sont toujours là pour donner une conclusion à la conversation, il finit toujours sur un petite moral qui est à chaque fois écoutée avec la plus grande attention (on ne contredit jamais un ancien, chaque parole est du pain bénit).
Un grand moment aussi lorsque, aprés être passé par l'inévitable 'boire café', le repas est présenté sur la table et que Tonio et moi prenons nos fourchettes afin de commencer à combler nos estomacs. C'est l'erreur qui met mal à l'aise car... il y a la bénédiction avant ! (bah ouais bien sûr !!!) Avec notre première bouchée presque dans la bouche, on repose notre fourchette et passons à la bénédiction (c'est le vieux qui s'y colle). On sent une grande complicité entre Nakao et ses parents qui n'hésite pas à charier sa mère avec un join de canabis. Eclairé par la douce lumière du Coleman, la soirée est douce et angélique.

la table de salon La couche La case des parents
Cette famille kanak, perdue au fin fond de la montagne, vivant dans une tribu où l'electricité n'arrive pas, nous dévoile une grande joie de vivre. Pleine d'enthousiasme elle possède 100 hectares de terre (qu'ils ont du revendiquer aux blancs voleurs) et en cultive un morceaux où y pousse ananas, bananiers, tarots, ignames, maniocs... Tonio y verra sa première case habitée, car les parents dorment encore dedans (c'est pas pour le folklore !). Le lendemain on a le privilège de faire la visite du champs où Mamie nous explique tout et a réponse à toutes nos interrogations.

Mamie et papy visite du champs Nakao et Brigitte
Des phrases nous restent gravées : 'faut pas avoir peur de manger sinon tu vas finir par mourrir de faim', 'bon, ba voilà, c'est comme ça' répétait souvent mamie. Le vieux nous précise que son arrière grand-père était cannibal (pas si vieux que ça tout de même le canibalisme!)

Champ d'igname Blabla les pieds dans l'eau Douce sieste
Tonio et Renan
13 novembre 2005
Baie de Gadji
C'est parti pour Tony. Le métro de Paris, l'avion au départ de roissy et tout s'enchaine !
Paris / Londres, 3 heures d'attente.
London / Los Angeles (10h40), 2h30 d'attente.
Los Angeles / Auckland (12h), 9h d'attente.
Auckland / Nouméa (2h) et direct les gars sont là, sur le pas de l'aéroport !
On file au nakamal de Nouville pour un premier kava puis on se rend chez Zézé qui vit en colocation de 3 personnes. Tranquille maison près du centre de Nouméa. Nous voilà donc à 5 dans une voiture, on dépanne un couple de français qui a fait le voyage avec moi. L'auberge de jeunesse étant au complet, Zézé leur propose le gite. Pour ma part j'ai bien dormi avec le trajet, le décalage horaire, les bières et ... le Kava (boisson du VANUATU au goût poivré dégueulasse mais qui a ses petits effets).

Nakamal Baie de Gadji Autour du feu
Ce week-end c'est sortie dans la baie de Gadji.
On se retrouve, après un périlleux voyage sur une piste bosselée, dans la baie de Gadji. Tout d'abord baignade dans une eau vraiment pas froide. Je (Tonio) n'hésite pas à essayer mon masque et tuba dans cette eau turquoise avec pleins de poissons et de coraux tous aussi magnifiques les uns que les autres. Je suis loin de métriser l'apnée et déjà je galère avec la respiration buccale. On sèche au soleil mais pas de trop, il cogne dur le bougre !
Le Tonio se fera d'ailleurs surprendre et se tapera quelques coups de soleil car ici il y a un trou dans la couche d'ozone donc le soleil ne fait pas bronzer (ou peu) mais crame assez facilement.
La descision, d'un endroit ou poser le campement, demande alors de la réflexion. A l'abri, à l'ombre des arbres pour le soleil du matin (au passage, il se lève à 5h). Le reste de la troupe arrive en fin d'après-midi, nous voilà donc à six : Zézé et Emilie, Renan, Mitch, Agnès et Tonio.
Petite soirée peinarde en perspective. Un feu de camp du bois que l'on trouve à profusion en amont de la plage. Les quelques poissons que nous a donné un Wallisien et du riz plus que salé à l'eau de mer. Le tout cuit à la braisse fait la joie de nos estomacs pour ce premier repas à le belle étoile. La nuit tombe vers 19h donc on se finit autour du feu avant de s'adonner à la pèche à la ligne. Plutôt folklorique mais d'étonnantes prises mordent à l'hameçon !
Préparatifs Raie à la ligne Butin Wallisien
Une raie et deux baleiniers. On laisse les lignes à l'eau et pause binouze (dur dur comme week end, l'eau est rationnée car pas de point d'eau à proximité, donc on se console à la bière). On discute et un bruit nous interpèle. Ca vient d'un arbre tout proche. Le temps de se lever et d'un coup le tronc se casse en deux, toute la partie feuillue tombant à 5 mètres de nous. Un truc de dingue !
En y regardant de plus près on comprend mieux, ce sont des vers de Bankoul qui ont ruiné l'arbre en y creusant une multitude de galeries. Vous savez, ces vers qu'ils doivent manger cru dans Koh Lanta et ben on en a à profusion ! Je (Renan) m'etais bien dit que la première fois où j'aurai l'occasion d'en manger je me le tenterai, mais aprés avoir jouer pendant une heure avec eux, l'appétit m'est passé, quel dommage ! Les Caldoches eux les mangent cru ou cuisiné, ça sera donc peut-être pour une prochaine fois ! En tout cas pour le moment aucun de nous n'a osé le faire. On apprendra plus tard que le mieux est de les laisser dégorger dans de la coco rapé. Ensuite en les tenant par la tête, on suce le cul afin de gober le jus qui s'apparente à du lait concentré (que l'on trouve sur le commerce).

Vers de Bankoul
Mais la chasse était passionnante. Après tant d'émotions, il s'en va qu'une bière s'impose. La fatigue arrive pour tout le monde. Le lendemain à 5h30 on est debout, j'y crois pas il est encore si tôt ! Grosse patate donc avant même de manger nous partons tenter une pèche matinale avec le fusil de chasse sous marin et tout le tsouintsouin. Renan revient bredouille (mais aprés son poisson péché la veille à la ligne il est tout excusé), Tonio ramène son premier poisson (une petite dorade jaune). Dans la matinée toujours parce qu'elle est bien longue, nous partons tous visiter l'épave du coin échouée non loin de là à une centaine de métres à vol d'oiseau.
Epave de la baie de Gadji
Un petit saut depuis le second pont et on part explorer de nouveaux les fonds marins tout aussi beaux que les précédentes patates mais l'eau est trouble à marée montante. Petite soirée au coin du feu, on reprend les mêmes et on recommence !

Tony-Milie-Zézé Sunset Capricorne
Le lendemain, je ne sais déjà plus de trop ce que l'on a fait le matin. Rien, il me semble ! On s'est essayé à l'épervier et on s'est reposé en perpective de l'ascension du mont de Maa, juste à quelques encablures de là.

Pêche à l'épervier Epave Zézé
Puis Fred, un coloc de Zézé, vient nous chercher en barque. Il avait besoin d'équipiers pour le lendemain pour ramener son bateau à quai, donc vu qu'on a le temps on c'est forcément proposé.... à contre coeur bien sûr !!! C'est parti pour deux jours de voile. Le départ commence mal, le moteur nous lâche et il faut ramer contre la houle. Heureusement un bombardier nous rejoint et nous demande si on a besoin d'un coup de main. Ce salaud qui nous avait fait chier toute la matinée avec ses allers et retours incessants se rend enfin utile et agréable et il tombe à pic car après une heure de 'ramage' on commençait à en avoir plein les bras !

Baie de Gadji face à Nouméa Remorquage
Le suite dans le prochain épisode où on vous contera ces deux jours de voile et de pur bonheur. Mais ça sera que d'ici trois semaines car on part dans le nord et on n'aura probablement plus accès au net.
Tonio et Renan

Corvée vaisselle Le mousse à la barre Que du bonheur

Sunset avant une arrivée de nuit sur Nouméa
07 novembre 2005
J'me lance !
Pour ceux qui avaient pris l'habitude de s'endormir sur les romans descriptifs de Renan, la donne change et v'là tis pas que le Tonio se pointe !
Après avoir consacré les deux dernières semaines aux "adieux" (qui te nouent l'estomac), me voilà sur Paris où je fais escale pour la nuit afin d'arriver à l'aéroport demain matin (mardi). Décollage à 9h45 !
Merci à Arnold et Toun pour le squate.
J'appréhende et de vieilles sueurs froides me parcourent l'échine. Comme on dit le miel est doux mais l'abeille pique. On a pas l'un sans l'autre !
Ceci dit, je me console en pensant aux 2 lascards qui m'attendront de pied ferme aux portes de l'aéroport de NOUMEA.
Y'à plus qu'à fêter ça autour d'une bonne bouteille en prenant des nouvelles les uns des autres.
J'arrives !!!!!!!
Groënland Les Rocheuses, USA London - Los Angeles
Auckland, New Zeland Nouvelle Calédonie Tontouta - arrivée
05 novembre 2005
Pas de taff !
Ca y es j'ai enfin eu la réponse pour mon poste sur Pralognan.
Malheureusement c'est négatif, donc la donne change. Mon voyage à la base prévu pour trois mois et demi risque de se prolonger. De combien de temps je ne le sais pas encore, va falloir que j'y réflechisse et que je pense à un budget... mais bon il y a tant à visiter autour (Australie, Nouvelle Zélande, Vanuatu) qu'il serait dommage de pas au moins en voir un des trois ! Mon billet etant valable sur 6 mois c'est donc possible que je ne rentre pas avant les 4 prochains mois, donc fin février (mais ca m'etonnerais tout de même!)
Sinon d'un point de vu taff par là il y aurait peu etre moyen. A voir car avec leur histoire d'emploi local, le fait que je ne sois pas diplomé ect... ca peut etre tendu. A méditer quoi !
Un peu tristonnet le Renan, une saison m'aurais bien enchanté mais bon on va pas se laisser abattre il y a de quoi bien s'amuser ici.... surtout avec le Tonio qui arrive (va falloir se la jouer econome mon grand, mais je sais qu'on a un tres bon potentiel pour ça !).
Va falloir aussi se faire une idée qu'il va falloir que je passe noel en plein cagnard et le 1er de l'an sur une île paradisiaque... haaaaa (soupir) je me plaind !!!
Renan





