25 décembre 2005
La Côte Oubliée
Dimanche 25 Décembre
_ PUTAIN !!!!!!
Tony, debout ! Il est presque 7 heure.
_ Hein, what !? Oh merde !
On appelle Terra-Incognita (T-I) et bon comme le pain ils reviennent sur leurs pas . Ouf, c’est tout juste le temps de faire les sacs et de s’habiller. GO !
Je comate tout le long du voyage sans même pouvoir apprécier le paysage de montagnes rouges et vertes. Les 4x4 stoppent à proximité de la rivière de St Joseph à quelques centaines de mètres de son embouchure. C’est l’emplacement de l’ancien camp de Kwétéo. On est une douzaine à descendre les bateaux et le ravitaillement. On confie un sac avec quelques affaires et de la nourriture à T-I afin qu’ils nous le ramènent à l’arrivée, dans quatre jours. Nous sommes sur le départ et il n’y a pas à chier, faut se lancer ! Les dix personnes nous accompagnant ont l’air de se connaître et nous plantent là comme deux loques encore saoules.
Ouloulou… Tranquillou ! On avance tout doux et on s’accorde une première halte petit déjeuner face à la mer, les pieds dans l’eau douce pleine de sardines. Un épervier serait le bien venu pour opérer une razzia.
Le canoë c’est génial, tu peux bourrer un paquet de bordel dans les différents caissons mais attention à l’étanchéité. De plus ces embarcations solitaire possèdent une petite voile fixée sur la proue qui avec un peu d‘entraînement se manœuvre par un judicieux jeu d‘orteils. C’est un vrai luxe de progresser sans fatigue tout en surfant les vagues du large. On débarque sur une grande plage couverte de coraux morts. C’est la côte nord du cap Tadu. Pas top pour poser une tente mais le soleil frôle l’horizon, on fera mieux demain. En attendant c’est franchement bon de squatter un endroit désert.
Tranquillou 1er campement Baignoire naturelle
Lundi 26 Décembre
On remballe et Renan tente un coup de pêche. Pris dans nos occupations nous en oublions de laisser un peu de nourriture. Ce n’est rien, il y a une petite cascade en vue. On s’y arrête pour une baignade et un repas succin puis on prend le large paisiblement. Merde on a encore oublié la bouffe !
On fait alors une nouvelle escale forcée sur une beach où quelques grands Tamanous s’élancent au-dessus de la mer. Les vagues viennent taquiner les branches à fleur de l’eau. Comme si l’arbre ricochait en déployant ces ramifications vers l‘est. La première cachette se fait sous un gros bloc de roche noire sans omettre de disposer de précieux indices. Ainsi à notre retour nous ne pourrons pas rater les vivres vitales. Nous nous trouvons dans la baie de Ouinné mais on n’a pas le temps d’entrer plus dans les terres. De toute façon on repassera à pied, casse pas la tête !
On dépasse ensuite la pointe de Wopoke. La côte est magnifique mais la houle d’une rare violence nous dissuade d’une quelconque approche. Renan qui ne peut pas s’empêcher de filmer et photographier à tour de bras ne prête pas suffisamment attention aux vagues sournoises. Et ce qui devait arriver arriva, aux alentours de Tu Bwere :
_Renan tu es trop près du platier, fait gaffe ! Renan !
Trop tard , les vagues déferlent alors qu’il tente de visser le bouchon du caisson central dans lequel il range son appareil numérique. L’enchaînement est fatal et le bateau se renverse, Renan pris de panique essaye de récupérer masque, tuba, palmes, et appareil tout en maintenant le canoë. Je ne peux pas l’aider, le mal est fait et ça serait prendre le risque d’en faire autant. Je m’arrête plus loin et attend l’arrivé du naufragé. Plus de peur que de mal dirons nous bien que la mer est emportée la partie buccale du tuba, les gants et grillé l’appareil photo. Petite pose biscuit pour reprendre des forces après tant d’émotions et un petit jaune pour le triste Renan. On décolle et nous dépassons très vite la pointe Do Konya. De là nous apercevons le fameux Porc-épic qui est l’objectif de la journée. Nous foulons la plage de la presque île à la tombée du jour. La manœuvre d’accostage n’est pas évidente lorsque de grosses vagues s’écrasent sur le platier nos canoës n’étant pas stable, on risque de chavirer à chaque instant comme l‘a expérimenté notre pauvre Renan cet après-midi. La prudence et l’étude de la houle sont de mise avant toute tentative. Il faut trouver la bonne passe. C’est un très bel endroit mais encore ce tapis de corail et beaucoup de vent.
L'apéro du réconfort Porc-épique 1ère halte victuaille
Une petite ballade à la recherche d’un sol convenable et de beaux coquillages. Aucun site n’a retenu notre attention, on installe donc notre domicile un peu à l’abri du vent, caché par une bute de coraux. Renan débusque un nautile en bon état, le crevard c’est justement ce que je cherche !
La nuit tombe vite mais on a à balle de bois. Grosse flambée ! Encore une nuit sur un matelas de corail.
Mardi 27 Décembre
Vu la taille des vagues ce matin, on décide d’emprunter le chenal de la presque île mais celui-ci indiqué sur nos cartes est inexistant. On traîne les canoës vers la rive nord. Au passage on s’octroie un petit délire dans un trou d’eau croupie. De l’autre côté, on rencontre trois hommes, eux aussi en canoë, un peu plus vieux, ils connaissent le coin et c’est sûr cette plage de sable à l’abri du vent c’est-ce qu’il nous aurait fallu cette nuit.
Nouveau platier mais sans les vagues, j’ai la chance de voir ou plutôt de distinguer une petite tortue détaller devant moi. On se laisse guider par le vent constant sud sud-est et débarquons sur du sable noir près de la rivière Wamwara. On dépose de la victuaille et un couple de kanaks aillant établi un campement pour le week-end nous offre un ananas vraiment trop sucré, trop bon !
Un peu plus loin sur un semblant de récif, au beau milieu de la mer un bout de corail émerge ! C’est pour nous l’occasion rêvée d’un petit apéro. Un petit jaune perdu dans le bleu de l’océan pacifique sur un caillou de moins de 1m² ! Renan enchaîne les gaffes et s’éclate le genou sur le « bar » tranchant. Encore deux heures de rame avant d’échouer sur une petite île ( l’îlot Menyuru) où se dessinent des nids de tortues. C’est la saison, peut-être en verrons nous une. Paisiblement mais rapidement nous installons les hamacs et démarrons l’APERO ! Non !! Un petit feu bien sûr. Si on continu comme ça on auras plus rien à se mettre dans le gosier pour le 1er de l’an.
Plutôt plaisant d’être seul sur un banc de sable et quelques cocotiers
Renan au réveil Tonio qui ronfle La pêche miraculeuse
Mercredi 28
Le rendez-vous étant fixé à 15h30 sur le quai de St joseph, on s’octroie une grasse mat, un gros caca parmi les œufs de Pugin et un petit coup de pêche. Les dix personnes du départ nous ont rejoins. Pas trop causant, je leurs empreinte quelques feuilles à rouler et du coup je plonge le tabac en poche. Bien vu l’artiste !!
Pas même dix minutes dans l’eau que je pique un gros Dawa aussi long que ma machette. Renan est dégoûté et veut alors tenter sa chance. Nada ! Je sort ensuite une belle lanterne pour bien le faire rager. L’heure de partir arrive et nous bourrons tout notre bordel dans les bateaux pour quitter cet endroit non sans peine. La troupe est au complet sur la dernière ligne droite. T. I. nous attend avec le sac que nous leur avions confié. Génial !! On leur laisse de nouveau des affaires trop lourdes pour la marche tel que les innombrables coquillages ramassés ça et là, que l’on récupérera à notre retour sur Nouméa.
Quelques conseils glanés auprès du costaud gérant et nous rebroussons chemin en direction de Yaté. On a compté environ six jours de marche. On traverse successivement les tribus de Grand Borindi, St Joseph et St Jean-baptiste. Un peu avant la fin de la piste nous croisons le camping d’Antoine, dit Mister Bob ! Un petit coup de fil aux familles avant l’isolement des oubliés de la côte et notre nouvel ami nous propose bières, rouge et repas à l’œil. On passe la soirée avec Bob aux cheveux d’un blanc immaculé, assez cocasse sur la tête d’un kanak. Intéressants échanges sur nos modes de vie complètement différents. Il nous rabâche entre autre que la côte est très dangereuse, qu’il faut toujours garder un œil sur les vagues déferlantes, que le meilleur moyen de traverser une rivière est de nouer des cocos ensemble, de se les passer sous les bras et jambes puis de nager ainsi jusqu’à l’autre rive, le sac sur le dos ! Ne pas faire les kayafous car les sols sont glissants et l’absence de récif rend la houle violente !!!!!!!! Il nous souhaite alors bonne chance et bon courage pour cette rando qui s’annonce scabreuse et mortelle !? On pose la tente sous le faré et veillons avec Mr Bob.
St joseph Chauffe-eau de Mr Bob tortue caouanne
Une bonne douche chaude grâce au système chauffe-eau coco, une bien belle tortue pêchée par un neveu d’Antoine.
Jeudi 29
Au petit matin, 10h, nous partons sous la bienveillance du maître des lieux et attaquons le périple par la plage. 1h dans le sable pour échauffer les muscles et la première embouchure de la rivière Xwé Bwi se présente en obstacle. D’une largeur n’excédant pas 2m, cette première étape se passe sans dommage. Et de nouveau la plage d’un sable noir cuivré. L’épreuve était en fait facile car après la beauté du bord de mer de l’île Muru qui nous plonge dans le bain avec tamanous et pandanus en pagaille ainsi que les cocotiers jonchant la dizaine de mètres que la mer cède au sable ; ça se complique. Renan part en éclaireur. Le courant est violent, l’eau arrive au nombril. On s’en sort en une demi-heure sur un rivage identique au précédent. Puis c’est la traversée d’un platier de l’eau aux genoux. Dans la petite crique suivante un groupe d’hommes pêche des crabes de palétuvier et nous indique le sentier de la tribu de Petit Borindi en bout de piste juste avant la N’goi. Le village se dévoile enfin sous les arbres entre vieux araucarias et tamanous. Nous découvrons tout un système d’allées et de petites passerelles pour enjamber les ruisseaux en nombre. Quelques statues religieuses ornées de manous sacrent les lieux. On croise le chef et nous confortant aux coutumes lui demandons à continuer notre chemin à travers ses terres. C’est OUI bien sûr !
Traversée de rivière bâteau stop Bivouac N'goi
Mais la piste n’en fini pas. On atteint en ancien wharf sur la pointe Méngoi puis traversons une aire de stockage de minerai. Un bout de forêt et nous tombons dans la vase et pousses de mangrove, la marée à l’air haute et le guide vert nous conseille de sortir le bateau gonflable. On pense déjà aux astuces de Mr Bob et à la recherche de cocos. Avec les bouées que nous trimbalons on devrait sans tirer. LE gros problème est l’étanchéité des bagages et du matériel électronique qu’ils contiennent. La question ne se pose pas longtemps, deux enfants jouant à proximité sur une plate se proposent de nous transporter. Donc la chance nous sourit et nous voilà en bateau stop ! Et on se pose juste là ! Sur la plage abandonnée...
Fin de la journée qui annonce des lendemains très prometteurs. On pose le bivouac en abord de la pointe sableuse de la N’goi, rive sud. Les jeunes nous rapportent quelques poissons qu’ils ont eux à l’épervier. De quoi changer des sardines en boite ou pâtes chinoise. Une grande partie de l’après-midi restant devant nous, nous travaillons quelques branches de cocotier afin de confectionner un paravent. La sieste et un coup de pêche vont de soi.
Vendredi 30
Nous abordons la plage en longeant les tamanous de bord de mer plus communément appelé Calophyllum inophyllum car il n’y a plus de sentier ! Nous évoluons en fait parmi les roches parfois branlantes, souvent glissantes qui ne permettent aucun faut pas. Ce n’est pas l’endroit rêvé pour se tordre une cheville par exemple, la côte oubliée porte admirablement son nom. Un mur face à la mer, nous approchons la pointe Mépébu. Une importante falaise qu’il faut obligatoirement passer à marée basse. Oui le principal élément qui oriente notre avancée c’est bien sûr les horaires des marées.
les falaises noires plage de sable plage de roche
Après cela autant de cailloux pour ralentir notre marche jusqu’à la rivière Taakwé qui offre de belles cascades un peu en amont. Profitons-en pour une bonne toilette et une petite visite avant de rendosser nos coquilles (en référence aux escargots). Les plages se succèdent ensuite sur un littoral bordé de sable noir, de chrome, de fer, de rochers et de corail mort. Et de nouveau une falaise abrupte ! Nous débouchons alors sur une petite creek. Celle-là même où nous avions découvert le refuge de robinson, là également que nous avions caché l’une de nos provisions. Je vais donc chercher parmi les toiles d’araignées le sac plastique enfouit dans le creux d’un banian. Fin content de retrouver le tout en l’état, on s’octroie une pause chocos. La journée touche à sa fin lorsque un petit court d’eau nous fit signe d’installer le camp. Un petit coin propre pour la tente, un petit espace pour le feu protégé du vent par un mur en branches de cocotiers bricolé par des amateurs. Le coup de pêche journalier qui détermine notre régime alimentaire. Poisson au riz coco ou sardines en boite. Bienheureusement, l’apéro ne rate pas une soirée mais la bouteille de pastis est déjà moitié vide. Demain donc ce sera pastis et rhum coco pour un nouvel an de toute beauté.

Campement de fortune Shell compagnie Tortue échouée, sèchée
Samedi 31
Le relief s’estompe pour laisser place à une grande plaine alluvionnaire couverte de joncs et de grands niaoulis. Une très longue plage de sable noir s’étend à perte de vue et parait interminable. La marche dans ce sable mou est un vrai supplice, les mollets chauffent et le soleil ne facilite pas l’affaire. Nous tombons nez à nez avec les restes d’une tortue. Quelle n’est pas notre surprise en découvrant son squelette. On récupère des morceaux de ce qui était une carapace et nous lui tirons la révérence. Près de trois kilomètres à vous coupez les pattes et l’embouchure de la Ni déchire la côte. Le passage des deux premiers îlots se fait haut la main mais le gros chenal final est profond et le courant violent. C’est pas gagné ! Bien entendu, la chance nous sourit à nouveau et trois chasseurs passant dans le coin nous invitent à bord de leur barge après quelques échanges sur l’étonnement de chacun à se rencontrer ici. Les chiens dont la peau sur les os me font mal au cœur peinent pour franchir les vagues de contre courant. Merci et bonne chasse !

L'interminable plage Bâteau stop 2 On n'est pas rendu !
On se donne pour objectif d’atteindre la rivière où quelques jours auparavant un couple kanak nous à offert un fort bon ananas. Ce sera le lieu de débauche d’un premier de l’an anthologique. Les plages et falaises se succèdent, le petit bout de chemin restant nous parait de plus en plus long. L'appel de l'apéro nous rend impatient, la mer commence à être bien haute et le désespoir s'installe lorsque que soudain au détour d'un bloc rocheux surgit la presque île de Porc-épique. Quel soulagement ! Renan à l'esprit faible n'a pas tenu le coup et la folie le submerge. Le voilà qui se prend pour Robinson. On se confectionne un bivouac du tonnerre avec ballons et déco de circonstance.

Falaise et Porc-épic Bivouac 1er an Renan sieste

Traversée rivière Drink coco Panorama récif

Panorama - Ouinné Enfin de l'eau Camion de mine

Mines de Ouinné Bord de mer Choursins

Bivouac Fabrication rado Radeau de compète

Radeau après traversée Baignoire naturelle Tricot raillé
24 décembre 2005
Tjrs présent et tjrs vivant !
Je reprend où on en était dans nos aventures.
Nous voila de retour aprés une semaine de total délire où tout est partit en live. On a touché le paradis du bout du doigt sur Oro et sa fameuse piscine naturelle.
Baie d'Oro Piscine naturelle
Tout est partit d'une simple rencontre imprévue et exeptionnelle. Alors qu'on se préparait un squat sur les rives de la piscine naturelle pour passer la nuit et manger le poisson frais pêcher le matin même,on part vers le camping voisin pour une mission eau douce. A notre retour une lampe éclaire vers notre campement. Ca sent le roussi ! Même pas peur, on va à la rencontre du kanak suivi de prés par 4 autres blancs. "Pas moyen de camper ici, venez plutôt chez moi. Vous avez de la chance de tomber sur moi sinon, si vous étiez tombés sur d'autres Kanaks de la tribu ca aurait pu chauffer pour vous!". On le savait, on est dans un lieu sacré, fallait juste ne pas se faire choper... et en plus on avait l'autorisation de gamins qui nous avaient dit "pas de souci ici pour faire un feu, vous pouvez même aller pêcher le poisson". Quand ca arrange, on écoute n'importe qui. Enfin bon, résultat des courses, faut plier tout le campement en moins de deux (et il y en a du bordel) pour se diriger vers chez Emile.
Et c'est là que commence 4 jours de pur bonheur,à 100km/h au pied d'un paradis naturel où se mêle les pins colonaires, les cocoteraies, les falaises de corail, des ilots, une baie somptueuse, la plage, un platier à faire palir tous les fans de plongée sous-marine duquel on arrivera à extirpé plus de vingt kilos de poisson (un massacre dans le lagon) le tout en compagnie de nos charmants pointes blanches (requin du récif) qui se pointent au moindre coup de fusil (en compagnie de Tonio on en a vu jusqu'à 5 dans notre champ de vision, entre 1m parfois à 7m de nous) et pour finir le tableau le tout se passe en pirogue à rames en compagnie d'Emile le kanak (pour nous c'est Pépé Emile) et Xavier le tueur.
Chasse à la pirogue - Baie d'Oro Emilien, chaise Koh lanta
On va donc vivre dans un endroit paradisiaque sur la plage et en case avec deux Kanaks ( Emile et Manu), activités monstrueuses (en passant de la chasse à la tortue en pirogue un soir de pleine lune et une voute celleste de premier ordre, autour des ilots ayant servi à Kolhanta, la pose de piege à crabe de cocotier, le tressage des feuilles de cocotiers)...
On s'en remet encore à peine aprés trois jours sur Nouméa.
De toute façon pas le temps de penser, faut être actif car demain (le 25 dec.) on part sur la côte oubliée. Debout à 6h du mat avec la bouffe pour une semaine et demie et c'est partit pour 4 jours de kayak et 6 autres à pied. C'est le must de la rando en N.C; selon un guide, ca promet d'être fabuleux mais un peu flippant tout de même, on va mettre toutes nos notions de survie en applications (trouver coco, chasser poisson...). Délire de malade quoi !
On a la bouteille d'un litre de pastis pour fêter le premier de l'an sur cette côte où personne ne passe (elle porte bien son nom !).
Gros gros bisous et à dans très bientôt maintenant.... JOYEUX NOEL et BONNE ANNEE à tous !!!!
Tonio et Renan
Renan : mon retour risque d'être difficile tellement on a vécu des choses palpitantes et magnifiques ici. Des souvenirs et des aventures plein la tête... et les appareils photos et le camescope aussi. Deux trois photos pour vous mettre l'eau à la bouche mais on s'y attardera plus tard car ca mettre des journées d'écriture et une quantité de photos faramineuses.
Seul mot qui nous reste de notre voyage sur l'ile des Pins c'est : MAGIQUE
15 décembre 2005
(à compléter)
On pêche des poissons au fusil sous marin pour alimenter notre riz, on pêche le crabe pour changer du poisson. Découverte du merveilleux panorama de Hienghène et des premiers requin pointe blanche et tricot raillé (mortel) au pied du rocher visible sur les billets de 500 cfp, pour Tony.
T_ A ma plus grande joie, je passe des heures sous l'eau. Le lendemain je me coupe le pouce maladroitement en ouvrant une coco. Belle entaille dans l'ongle, la plongée c'est fini pour une bonne semaine. Heureusement on n'est pas seul dans le camping. Des jeunes en voyage possèdant une voiture qui le cas échéant s'avère bien utile !

Camping billet de 500 Baie de Hienghène Dispensaire, Hienghène
On se perd plus tard sur les "sentiers" menants à la cascade de Panié. Trempés jusqu'aux os nous sommes accueilli par Michel et Simone. Direct ils nous proposent d'installer la tente et de partager leur repas. Génial ! Le petit Saïm ne tient pas en place. On fait une petite coutume à notre départ et Simone nous répond en pleurant que notre venue était une bénédiction. Waouw (2nd) !!!!!!
On attérit sur la plage de Mahamate et faisons la connaissance de André, un jeune de 15 ans qui passe la semaine seul ses parents travaillant à l'extérieur. Il a une batterie qui fait le bonheur de Tony. André tente de me dérobé le lecteur MP3 mais sa gène et sa maladresse nous permettent de résoudre l'affaire sans accros. La menace d'aller parler au petit chef de la tribu lui en a coupé l'appétit !
On a eu une leçon de pêche à la crevettes à la sagaïe lors d'un séjour dans la tribu de Goapin chez le guide Edouard. Un dimanche sportif, on participe aux matchs de volley et de foot avec toute la tribu, moments d'exception ! Un petit coup de chasse au cerf avec un caldoche, Fred (braconage et en plus on ramène un fan de 20kg) que l'on dépieute sur la plage de Poé, on se nourri de fruits qu'on prend directement sur le bords de routes (mangues, lichis, ananas, noix de coco, papaye...) et on marche un peu le long des routes (ou pistes) et de paysages magnifiques en paysages fabuleux on attend l'occasion que quelqu'un, qui a pitié de nous, nous prenne sous son ailes pendant un moment (et ça fini tjrs par nous arriver le moment où on l'espère lez moins !). Tout c'est passez royalement quoi, comme prévu et comme annoncé.
Sinon Zézé et Emilie viennent de partir pour 1 mois et demi sur les îles loyautés. Ils voyageront en vélo.
Voili voilou, on pense bien fort à vous tous. Merci pour les messages sur le blog et ceux qu'on retrouve sur nos adresses internet respectives. Désolé de pas y répondre mais franchement on a pas assez de temps à nous sur le net pour avoir le temps de tout lire, répondre et compléter le blog.
On se repose pendant une semaine de notre périple fou de ce dernier mois sur l'ile magnifique de l'ile des Pins, donc.... à plus et bonnes préparations pour les fêtes à tout le monde.
Tonio et Renan
p.s. Je songe rentrer vers la mi janvier, 4 mois et demi de voyage devraient me suffire ! Faut que je me renseigne pour avoir une date donc je ne m'avance pas encore sur une date précise. Renan
14 décembre 2005
L'hospitalité du pays(à compléter)
On s'est ensuite balladé dans un champ de plans de 2 m de canabis grâce à notre pilote, un semi caldoche qui nous propose de dormir chez lui sur Poindimié. Le lendemain journée baignade dans une cascade.

Y'en a tout un champ ! Fin valable
13 décembre 2005
La plage de Poé et 'la grotte végétale'
Il nous faut continuer la route. Aujourd'hui il serait souhaitable de réussir ce qu'on a pas réussi hier (voir rencontre de Nakao), c'est à dire arriver à Bourail... voir même atteindre la baie des tortues ou la plage de Poé.

La roche percée La baie des tortues Bivouac banian
Nakao c'est démené pour nous dégoter un chauffeur (tant mieux d'ailleurs car là ou on se trouve il est difficile de croiser du monde et encore moins une voiture !). Le hasard fait que notre chauffeur est Jean-françois, un type sympa que Renan a déjà rencontré en stop 1 mois plus tôt, l'île est petite ! Il nous emmène jusqu'à Poé et nous fait part qu'il a une maison de famille où il nous est possible de prendre de l'eau douce (un problème de règlé et pas des moindres, le ravitaillement en eau douce). Il nous est donc possible de squater où l'on veut. 15 min plus tard on a notre emplacement, un banian qui forme comme une grotte végétale, c'est partit on installe les hamacs et la tente, préparons le coin feu et ramenons du bois. On est installé, il n'y a plus qu'à fêter ça, on est bien en avance sur le programme de la journée prévu.

La grotte végétale Le barbecue La lessive
Le temps passe vite à l'omdre du banian et à proximité d'une eau bleue turquoise, sans s'en rendre compte il se passe trois jours, tranquillement intallés à glander et visiter les environs.

Chez nous C'est le bordel Traversée de rivière
En direction du nord se trouve l'ilôt shark (requin) qui délimite la réserve naturelle de Poé. On s'y rend en franchissant une rivière à marée haute (pas trop futé) et de longues plages, mais longues. Fin mort et déçu lorsque enfin nous décelons un bout de caillou pointant difficilement son nez hors de l'eau. C'est bien le shark et à droite la passe en forme de langue de serpent qu'un des gérants du camping nous a déconseillé de visiter car les courants sont violents. On essaye bien d'y aller mais le vent et les vagues rendent l'eau purée. Je ne vois même pas la pointe de mon fusil. Abandon et rentrage les jambes cassées par le sable et le moral.
Tonio et Renan








