15 décembre 2005
(à compléter)
On pêche des poissons au fusil sous marin pour alimenter notre riz, on pêche le crabe pour changer du poisson. Découverte du merveilleux panorama de Hienghène et des premiers requin pointe blanche et tricot raillé (mortel) au pied du rocher visible sur les billets de 500 cfp, pour Tony.
T_ A ma plus grande joie, je passe des heures sous l'eau. Le lendemain je me coupe le pouce maladroitement en ouvrant une coco. Belle entaille dans l'ongle, la plongée c'est fini pour une bonne semaine. Heureusement on n'est pas seul dans le camping. Des jeunes en voyage possèdant une voiture qui le cas échéant s'avère bien utile !

Camping billet de 500 Baie de Hienghène Dispensaire, Hienghène
On se perd plus tard sur les "sentiers" menants à la cascade de Panié. Trempés jusqu'aux os nous sommes accueilli par Michel et Simone. Direct ils nous proposent d'installer la tente et de partager leur repas. Génial ! Le petit Saïm ne tient pas en place. On fait une petite coutume à notre départ et Simone nous répond en pleurant que notre venue était une bénédiction. Waouw (2nd) !!!!!!
On attérit sur la plage de Mahamate et faisons la connaissance de André, un jeune de 15 ans qui passe la semaine seul ses parents travaillant à l'extérieur. Il a une batterie qui fait le bonheur de Tony. André tente de me dérobé le lecteur MP3 mais sa gène et sa maladresse nous permettent de résoudre l'affaire sans accros. La menace d'aller parler au petit chef de la tribu lui en a coupé l'appétit !
On a eu une leçon de pêche à la crevettes à la sagaïe lors d'un séjour dans la tribu de Goapin chez le guide Edouard. Un dimanche sportif, on participe aux matchs de volley et de foot avec toute la tribu, moments d'exception ! Un petit coup de chasse au cerf avec un caldoche, Fred (braconage et en plus on ramène un fan de 20kg) que l'on dépieute sur la plage de Poé, on se nourri de fruits qu'on prend directement sur le bords de routes (mangues, lichis, ananas, noix de coco, papaye...) et on marche un peu le long des routes (ou pistes) et de paysages magnifiques en paysages fabuleux on attend l'occasion que quelqu'un, qui a pitié de nous, nous prenne sous son ailes pendant un moment (et ça fini tjrs par nous arriver le moment où on l'espère lez moins !). Tout c'est passez royalement quoi, comme prévu et comme annoncé.
Sinon Zézé et Emilie viennent de partir pour 1 mois et demi sur les îles loyautés. Ils voyageront en vélo.
Voili voilou, on pense bien fort à vous tous. Merci pour les messages sur le blog et ceux qu'on retrouve sur nos adresses internet respectives. Désolé de pas y répondre mais franchement on a pas assez de temps à nous sur le net pour avoir le temps de tout lire, répondre et compléter le blog.
On se repose pendant une semaine de notre périple fou de ce dernier mois sur l'ile magnifique de l'ile des Pins, donc.... à plus et bonnes préparations pour les fêtes à tout le monde.
Tonio et Renan
p.s. Je songe rentrer vers la mi janvier, 4 mois et demi de voyage devraient me suffire ! Faut que je me renseigne pour avoir une date donc je ne m'avance pas encore sur une date précise. Renan
14 décembre 2005
L'hospitalité du pays(à compléter)
On s'est ensuite balladé dans un champ de plans de 2 m de canabis grâce à notre pilote, un semi caldoche qui nous propose de dormir chez lui sur Poindimié. Le lendemain journée baignade dans une cascade.

Y'en a tout un champ ! Fin valable
13 décembre 2005
La plage de Poé et 'la grotte végétale'
Il nous faut continuer la route. Aujourd'hui il serait souhaitable de réussir ce qu'on a pas réussi hier (voir rencontre de Nakao), c'est à dire arriver à Bourail... voir même atteindre la baie des tortues ou la plage de Poé.

La roche percée La baie des tortues Bivouac banian
Nakao c'est démené pour nous dégoter un chauffeur (tant mieux d'ailleurs car là ou on se trouve il est difficile de croiser du monde et encore moins une voiture !). Le hasard fait que notre chauffeur est Jean-françois, un type sympa que Renan a déjà rencontré en stop 1 mois plus tôt, l'île est petite ! Il nous emmène jusqu'à Poé et nous fait part qu'il a une maison de famille où il nous est possible de prendre de l'eau douce (un problème de règlé et pas des moindres, le ravitaillement en eau douce). Il nous est donc possible de squater où l'on veut. 15 min plus tard on a notre emplacement, un banian qui forme comme une grotte végétale, c'est partit on installe les hamacs et la tente, préparons le coin feu et ramenons du bois. On est installé, il n'y a plus qu'à fêter ça, on est bien en avance sur le programme de la journée prévu.

La grotte végétale Le barbecue La lessive
Le temps passe vite à l'omdre du banian et à proximité d'une eau bleue turquoise, sans s'en rendre compte il se passe trois jours, tranquillement intallés à glander et visiter les environs.

Chez nous C'est le bordel Traversée de rivière
En direction du nord se trouve l'ilôt shark (requin) qui délimite la réserve naturelle de Poé. On s'y rend en franchissant une rivière à marée haute (pas trop futé) et de longues plages, mais longues. Fin mort et déçu lorsque enfin nous décelons un bout de caillou pointant difficilement son nez hors de l'eau. C'est bien le shark et à droite la passe en forme de langue de serpent qu'un des gérants du camping nous a déconseillé de visiter car les courants sont violents. On essaye bien d'y aller mais le vent et les vagues rendent l'eau purée. Je ne vois même pas la pointe de mon fusil. Abandon et rentrage les jambes cassées par le sable et le moral.
Tonio et Renan
15 novembre 2005
La rencontre de Nakao (à complèter)
On en est qu'à notre quatriéme stop de la journée que déjà nous arrive notre première péripétie. C'est un kanak qui s'arrête, la voiture toute fumante, c'est d'ailleurs la première chose qu'on lui fait remarquer en montant à l'intérieur. La seule réponse qu'on a pour nous réconforter c'est " Casse pas la tête, c'est du diesel !". Par la force des choses on résiste à l'odeur de plastique cramé. Notre 'calvaire' sera de courte durée car 20 min plus tard on se retrouve sur le bas-coté de la route à examiner la fumée sortant du capot. La voiture n'a pas supportée la dernière petite cote... elle à trop chauffée. En ouvrant le capot on se rend compte, que le kanak, alias Nakao, avait réparer maladroitement et rapidement son bouchon d'huile. Du plastique avait fondu, ça colait partout... la misère quoi ! La première constatation c'est qu'il n'y a plus d'eau donc on se fait une mission eau douce chez une Caldoche, chez laquelle on arrive avec un sac de jute plein de bouteilles d'eau vides trouvées dans le fossé (on a même trouvé des bidons ! Ils sont fort ces calédoniens pour tout balancer par la fenêtre de leurs voitures). Le moteur à beaucoup de mal à refroidir, il nous faut attendre un bon moment avant de pouvoir y insérer de l'eau. On constate qu'en réalité c'est le radiateur qui est percé, la pauvre titine est définitivement morte !
L'aprés midi prend déjà fin et on est cloué sur le bas coté de la route. C'est alors que Nakao nous propose pour la nuit de venir dormir chez lui. Il oubli consciement, au début, de nous dire que ça se situe au beau milieu de la chaine. En quelques coups de téléphone il arrive à s'arranger pour qu'un pick-up avec une remorque vienne le dépanner (fallait l'écouter au téléphone, c'était tordant de rire "moi en panne sur la route, venir dépanner moi").Nous voilà donc embarqué à l'arriére d'un pick-up, en roulant sur la piste, direction le fin fond de la chaine.

L'épave Ford notre 'dépanneuse' En route chez Nakao
On arrive chez Nakao, Brigitte (sa compagne originaire de Lifou), la mamie (originaire de l'île des pins) et le papy (le sage de la famille, l'ancien). Ils nous offrent l'hospitalité et de bons débats autour de la 'table de salon', tout le monde y participe. L'ambiance y est chaleureuse et pleine de rires. Les interventions de la mamy sont justes et malicieuses, celles du papy sont toujours là pour donner une conclusion à la conversation, il finit toujours sur un petite moral qui est à chaque fois écoutée avec la plus grande attention (on ne contredit jamais un ancien, chaque parole est du pain bénit).
Un grand moment aussi lorsque, aprés être passé par l'inévitable 'boire café', le repas est présenté sur la table et que Tonio et moi prenons nos fourchettes afin de commencer à combler nos estomacs. C'est l'erreur qui met mal à l'aise car... il y a la bénédiction avant ! (bah ouais bien sûr !!!) Avec notre première bouchée presque dans la bouche, on repose notre fourchette et passons à la bénédiction (c'est le vieux qui s'y colle). On sent une grande complicité entre Nakao et ses parents qui n'hésite pas à charier sa mère avec un join de canabis. Eclairé par la douce lumière du Coleman, la soirée est douce et angélique.

la table de salon La couche La case des parents
Cette famille kanak, perdue au fin fond de la montagne, vivant dans une tribu où l'electricité n'arrive pas, nous dévoile une grande joie de vivre. Pleine d'enthousiasme elle possède 100 hectares de terre (qu'ils ont du revendiquer aux blancs voleurs) et en cultive un morceaux où y pousse ananas, bananiers, tarots, ignames, maniocs... Tonio y verra sa première case habitée, car les parents dorment encore dedans (c'est pas pour le folklore !). Le lendemain on a le privilège de faire la visite du champs où Mamie nous explique tout et a réponse à toutes nos interrogations.

Mamie et papy visite du champs Nakao et Brigitte
Des phrases nous restent gravées : 'faut pas avoir peur de manger sinon tu vas finir par mourrir de faim', 'bon, ba voilà, c'est comme ça' répétait souvent mamie. Le vieux nous précise que son arrière grand-père était cannibal (pas si vieux que ça tout de même le canibalisme!)

Champ d'igname Blabla les pieds dans l'eau Douce sieste
Tonio et Renan







