13 novembre 2005
Baie de Gadji
C'est parti pour Tony. Le métro de Paris, l'avion au départ de roissy et tout s'enchaine !
Paris / Londres, 3 heures d'attente.
London / Los Angeles (10h40), 2h30 d'attente.
Los Angeles / Auckland (12h), 9h d'attente.
Auckland / Nouméa (2h) et direct les gars sont là, sur le pas de l'aéroport !
On file au nakamal de Nouville pour un premier kava puis on se rend chez Zézé qui vit en colocation de 3 personnes. Tranquille maison près du centre de Nouméa. Nous voilà donc à 5 dans une voiture, on dépanne un couple de français qui a fait le voyage avec moi. L'auberge de jeunesse étant au complet, Zézé leur propose le gite. Pour ma part j'ai bien dormi avec le trajet, le décalage horaire, les bières et ... le Kava (boisson du VANUATU au goût poivré dégueulasse mais qui a ses petits effets).

Nakamal Baie de Gadji Autour du feu
Ce week-end c'est sortie dans la baie de Gadji.
On se retrouve, après un périlleux voyage sur une piste bosselée, dans la baie de Gadji. Tout d'abord baignade dans une eau vraiment pas froide. Je (Tonio) n'hésite pas à essayer mon masque et tuba dans cette eau turquoise avec pleins de poissons et de coraux tous aussi magnifiques les uns que les autres. Je suis loin de métriser l'apnée et déjà je galère avec la respiration buccale. On sèche au soleil mais pas de trop, il cogne dur le bougre !
Le Tonio se fera d'ailleurs surprendre et se tapera quelques coups de soleil car ici il y a un trou dans la couche d'ozone donc le soleil ne fait pas bronzer (ou peu) mais crame assez facilement.
La descision, d'un endroit ou poser le campement, demande alors de la réflexion. A l'abri, à l'ombre des arbres pour le soleil du matin (au passage, il se lève à 5h). Le reste de la troupe arrive en fin d'après-midi, nous voilà donc à six : Zézé et Emilie, Renan, Mitch, Agnès et Tonio.
Petite soirée peinarde en perspective. Un feu de camp du bois que l'on trouve à profusion en amont de la plage. Les quelques poissons que nous a donné un Wallisien et du riz plus que salé à l'eau de mer. Le tout cuit à la braisse fait la joie de nos estomacs pour ce premier repas à le belle étoile. La nuit tombe vers 19h donc on se finit autour du feu avant de s'adonner à la pèche à la ligne. Plutôt folklorique mais d'étonnantes prises mordent à l'hameçon !
Préparatifs Raie à la ligne Butin Wallisien
Une raie et deux baleiniers. On laisse les lignes à l'eau et pause binouze (dur dur comme week end, l'eau est rationnée car pas de point d'eau à proximité, donc on se console à la bière). On discute et un bruit nous interpèle. Ca vient d'un arbre tout proche. Le temps de se lever et d'un coup le tronc se casse en deux, toute la partie feuillue tombant à 5 mètres de nous. Un truc de dingue !
En y regardant de plus près on comprend mieux, ce sont des vers de Bankoul qui ont ruiné l'arbre en y creusant une multitude de galeries. Vous savez, ces vers qu'ils doivent manger cru dans Koh Lanta et ben on en a à profusion ! Je (Renan) m'etais bien dit que la première fois où j'aurai l'occasion d'en manger je me le tenterai, mais aprés avoir jouer pendant une heure avec eux, l'appétit m'est passé, quel dommage ! Les Caldoches eux les mangent cru ou cuisiné, ça sera donc peut-être pour une prochaine fois ! En tout cas pour le moment aucun de nous n'a osé le faire. On apprendra plus tard que le mieux est de les laisser dégorger dans de la coco rapé. Ensuite en les tenant par la tête, on suce le cul afin de gober le jus qui s'apparente à du lait concentré (que l'on trouve sur le commerce).

Vers de Bankoul
Mais la chasse était passionnante. Après tant d'émotions, il s'en va qu'une bière s'impose. La fatigue arrive pour tout le monde. Le lendemain à 5h30 on est debout, j'y crois pas il est encore si tôt ! Grosse patate donc avant même de manger nous partons tenter une pèche matinale avec le fusil de chasse sous marin et tout le tsouintsouin. Renan revient bredouille (mais aprés son poisson péché la veille à la ligne il est tout excusé), Tonio ramène son premier poisson (une petite dorade jaune). Dans la matinée toujours parce qu'elle est bien longue, nous partons tous visiter l'épave du coin échouée non loin de là à une centaine de métres à vol d'oiseau.
Epave de la baie de Gadji
Un petit saut depuis le second pont et on part explorer de nouveaux les fonds marins tout aussi beaux que les précédentes patates mais l'eau est trouble à marée montante. Petite soirée au coin du feu, on reprend les mêmes et on recommence !

Tony-Milie-Zézé Sunset Capricorne
Le lendemain, je ne sais déjà plus de trop ce que l'on a fait le matin. Rien, il me semble ! On s'est essayé à l'épervier et on s'est reposé en perpective de l'ascension du mont de Maa, juste à quelques encablures de là.

Pêche à l'épervier Epave Zézé
Puis Fred, un coloc de Zézé, vient nous chercher en barque. Il avait besoin d'équipiers pour le lendemain pour ramener son bateau à quai, donc vu qu'on a le temps on c'est forcément proposé.... à contre coeur bien sûr !!! C'est parti pour deux jours de voile. Le départ commence mal, le moteur nous lâche et il faut ramer contre la houle. Heureusement un bombardier nous rejoint et nous demande si on a besoin d'un coup de main. Ce salaud qui nous avait fait chier toute la matinée avec ses allers et retours incessants se rend enfin utile et agréable et il tombe à pic car après une heure de 'ramage' on commençait à en avoir plein les bras !

Baie de Gadji face à Nouméa Remorquage
Le suite dans le prochain épisode où on vous contera ces deux jours de voile et de pur bonheur. Mais ça sera que d'ici trois semaines car on part dans le nord et on n'aura probablement plus accès au net.
Tonio et Renan

Corvée vaisselle Le mousse à la barre Que du bonheur

Sunset avant une arrivée de nuit sur Nouméa





