05 novembre 2005
Pas de taff !
Ca y es j'ai enfin eu la réponse pour mon poste sur Pralognan.
Malheureusement c'est négatif, donc la donne change. Mon voyage à la base prévu pour trois mois et demi risque de se prolonger. De combien de temps je ne le sais pas encore, va falloir que j'y réflechisse et que je pense à un budget... mais bon il y a tant à visiter autour (Australie, Nouvelle Zélande, Vanuatu) qu'il serait dommage de pas au moins en voir un des trois ! Mon billet etant valable sur 6 mois c'est donc possible que je ne rentre pas avant les 4 prochains mois, donc fin février (mais ca m'etonnerais tout de même!)
Sinon d'un point de vu taff par là il y aurait peu etre moyen. A voir car avec leur histoire d'emploi local, le fait que je ne sois pas diplomé ect... ca peut etre tendu. A méditer quoi !
Un peu tristonnet le Renan, une saison m'aurais bien enchanté mais bon on va pas se laisser abattre il y a de quoi bien s'amuser ici.... surtout avec le Tonio qui arrive (va falloir se la jouer econome mon grand, mais je sais qu'on a un tres bon potentiel pour ça !).
Va falloir aussi se faire une idée qu'il va falloir que je passe noel en plein cagnard et le 1er de l'an sur une île paradisiaque... haaaaa (soupir) je me plaind !!!
Renan
27 octobre 2005
La passe aux requins
Tout est dans le titre, pas besoin de long discours pour comprendre la chose ! Mais il y a tout de même une petite histoire à raconter qui me fais bien sourire :
alors que je viens de me taper 20 min de benne de camion en compagnie d'un plan de cocotier, je suis déposé au village de St Joseph. De là m'attend 3/4h de marche à pied sur la plage de sable blanc, donnant sur le lagon et la plaïade des îles du Nord. Tout seul je suis, tout seul je resterai jusqu'au bout.
tout au fond je vais ! bord de plage
Justement avant d'arriver au bout il faut passer deux passes dont la passe aux requins. Selon ce qu'on m'avait expliquer (et selon ce que j'ai bien voulu comprendre), la passe aux requins c'est celle qui se situe en second sur mon passage. Je franchis donc la premiére passe avec mon sac sur la tête et ayant de l'eau jusqu'aux tétons (houhou ça chatouille !).
J'arrive sur une nouvelle plage qu'il faut longer... jusqu'à la seconde passe. 10 min plus tard j'y suis... mais j'y vois aucun requin, par contre le paysage est fort joli (comme on dirai là-bas : 'c'est fin joli').
Le mieu c'est d'aller voir sous l'eau. Pas grand chose à voir en réalité sous l'eau... quoique je croisserai probablement le plus grand des requins que j'ai eu l'occasion de voir, un bon 2,50m de long. Il reste à distance trés raisonable, se montrant deux fois dans mon champ de vision... je ne joue pas le fier, je me retourne à plusieurs reprises pour vérifier s'il ne m'arrive pas par derriére pour me croquer (chose trés trés improbable, mais t'es forcé d'y penser !). Je sort de l'eau tout de même un peu deçu de ne pas avoir assisté à un balais de requins. Je me console en dehors de l'eau avec le paysage. Chemin retour faisant je dois forcement repasser par la première passe, la marée est un peu plus haute, c'est encore un peu plus périlleux.... mais ça passe. A mi-chemin je croise un couple arrivant en vélo, deux trois mots echangés en signe de sympathie et ils m'apprennent qu'en réalité la passe aux requins c'est la première passe, non la seconde !?!.... ce qui signifie que j'ai franchi à pied une passe infestée de requins et que je n'est rien vu... même pas une ombre. Aucun ne m'a tapé dans les pattes ou même bousculé, pourtant ils etaient là par dizaine puisque, 5 min aprés mon passage, le couple m'a bien témoigné de leur présence. Je viens exprés pour ça et j'arrive à passer à coté... enfin à coté, je suis tout de même passé dedans !!!!
2 heures de marche plus loin j'arrive au 'trou aux tortues'. C'est grosso merdo un trou d'eau non loin de la côte, au milieu de la forêt, qui contient quelques tortues probablement misent ici par des Kanaks pour attirer le touriste... et ça marche ! C'est un endroit agréable pour se poser.
Renan
26 octobre 2005
la pointe sud d'Ouvéa
Le mieux sur cet île en forme de croissant de lune c'est de se retrouver aux extrémités. L'extrémité sud est trés attirante car il y a un spot de plongée en PMT (Palmes Masque et Tuba) assez extraordianaire. On arrive sur une crique assez jolie avec un platier d'environ 100m qui se prolonge dans la mer.
Mais avant d'en arriver là, il a fallu péniblement marcher sur le bitum, longeant des imondismes qui feraient pâlir nos magnifique immeubles grisâtres (même les cimetières sont plus colorés qu'en métropole) :

imondisme 1er imondisme 2nd ils habillent leurs croix ?!
Arrivé au bout de celui-ci c'est un tombant de 30m minimum où se mêle requins, tortues, raies manta et tout les autres poissons du lagon. En une plongée j'ai reussi a voir un gros Napoléon avec un requin dormeur au-dessous, 2 min aprés en tournant la tête c'est une tortue qui vient me voir, le requin est toujours sous moi. Mais c'est pas pour ca que j'etais venu, mais bien pour essayé d'apercevoir un raie manta. Et oui car selon mes sources, ici on a de forte chance d'en croiser car c'est 'une station de lavage' pour les raies manta car il y a des rémoras (les poissons laveur avec leur ventouse !). Aprés mettre bien obstiné (4 sorties), j'arrive à mes fin en en croisant 4. La plus fabuleuse rencontre étant deux raies manta de taille moyenne me fonçant dessus et faisant au dernier moment une volte face, en me montrant leurs flans blancs et leurs branchies, afin de m'éviter et pour repartir dans l'autre sens. Majestueux que de pouvoir voir des poissons 'voler dans la mer'.
Et dire que tout ça je ne l'aurai jamais vu si je n'était pas passer par mon petit resto préfèré de bord de route où d'une on est bien servi, de deux on mange bien et de trois on y fais de bonne rencontres... et le tout est à la portée de n'importe quel porte-monnaie. Et oui c'est ça aussi le charme d'Ouvéa !

mon petit resto préfèré on est bien servi on y mange bien
Renan
Pêche à la bobine du pont de Mouli
A vrai dire Ouvéa c'est trés joli et trés impressionant comme atoll, comme le dis leur slogan touristique : 'c'est lîle la plus proche du paradis'. Vrai mais faux !?! Il n'y a pas grand chose à faire. Si t'adore te poser sur une plage avec personne dessus et lire un bouquin en effet c'est le paradis. Si tu aime mettre la tête sous l'eau dans le lagon où tu as seulement le sable blanc à voir, c'est le paradis aussi. Sinon aprés faut savoir trouver les bonnes activités sinon tu te fait vite chier (à mon gout !). Donc je passe au magasin (déjà c'est pas facile car il n'est pas tout prés et vu le peu de monde qui passe sur la route pendant certaines heures, c'est pas gagner... Quand tu pars tu ne peu pas dire quand tu va revenir !) pour acheter une bobine de fil avec un hameçon. Petite particularité du lieu, faut commandr ce que tu veux à un comptoir. C'est le moment du 'coup de pêche à la bobine sur le pont de Mouli'.

commande au comptoir le pont de Mouli poisson Picasso
Le coup de pêche occupe bien le journée, ca c'est sûr ! Mais ce qui occupe le plus c'est pas le frisson lorsque le poisson mort c'est la vue... Ha non non du tout !!! L'activité numéro une sur le pont c'est la contemplation. Contemplation des carangues (gros poisson carnacié), des tortues, des requins ou des raies qui passent sous le pont.

je crois que c'est une tortue !
C'est aussi, et surtout, la contemplation du paysage. Pourquoi croyez vous donc que le pont de Mouli est connu et que juste à proximité il y a un hôtel 5 étoiles grand luxe (pour les japonnais essentiellement)?
25 octobre 2005
Plongée en bouteilles à Ouvéa
Vu le contexte le l'endroit je préfére d'abord concentré tous mes efforts pour faire une petite plongée en bouteilles. Vu que depuis peu j'ai mon niveau 1 il serait fortement dommage de ne pas plongé ici, l'un des plus prestigieux site de plongé au monde. C'est donc parti...
Le choses se font simplement, on embarque à même la plage de Mouli (je le répéte : plage de sable blanc longue de 25 km, avec cocotiers, eau bleu turquoise (car lagon).... et personne dessus !). Le plus dur sera de transporter le matos jusqu'au bateau (on a pas une vie facile dis donc !).

notre marche forcée pour amener la matos de plongée
Une plongée c'est en fait deux excursions (deux palanquées pour les néophites), c'est à chaque fois plus de 3/4h sous l'eau à paisiblement se promener les bras croisés, montant et descendant au grés du corail et des poissons que l'on croise et qu'on a le curiosité de regarder. Rien de bien violant, il n'y a qu'a se laisser glisser. Il y en a une des deux qui s'appel 'la piste de ski' (je vous laisse deviner pourquoi !), j'ai donc l'impression de me retrouver sur mes ski à 20m sous l'eau. Pour la premiére fois de ma vie je croisserai aussi des thons (ca change des tortues et des requins).

un thon (je crois !) un skieur des mers une tortue curieuse
On c'est bien amusé mais maintenant faut ramener le matos, il nous faut executer de nouveau notre dure corvée de marcher dans le sable. Epouvantable ce qu'on doit subir ! Si j'avais su je serai quand même venu ;-)
Renan
24 octobre 2005
Arrivée sur Ouvéa
Quoi que c'est donc Ouvéa ?
Et bien mon cher ami (ou ma chère amie), Ouvéa est la seconde île des îles Loyautés que je pars visiter. Aprés Lifou où j'ai passé près de 3 semaines et bien maintenant je m'oriente (seul, snif snif !) vers un autre paradis du pacifique. Petit avion pour faire les inter-îles ce qui me permet d'admirer la baie de Chateaubriand (Lifou) vu du ciel. Pour des raisons de rentabilité il me faut aussi repasser par Nouméa, vu du ciel c'est pas mal non plus !

mon petit n'avion baie de chateaubriand Nouméa
Présentation (officielle):
Ouvéa est un atoll de l'océan Pacifique le plus occidental de l'archipel des îles Loyautés, au Nord-Est de la Grande-Île de Nouvelle Calédonie. Ouvéa est bordé à l'Est par un largel agon et une plage de 25 km de long. Un groupe d'îlots, les Pléïades, prolongent les terres au Nord et au Sud.
Historiquement elle a aussi eu son importance durant les fameux événements. Le 22 avril 1988, des indépendantistes kanaks attaquèrent une gendarmerie, tuèrent 4 militaires et en prirent 27 autres en otages. Les otages furent emmenés dans une grotte près de Gossanah. Le 5 mai 1988, trois jours avant le second tour des élections présidentielles, cette prise d'otages se termina par un bain de sang. Les forces françaises donnèrent l'assaut sous la responsabilité du premier ministre Jacque Chirac. Les 19 preneurs d'otages furent tués, pour certains dans de troubles circonstances, puisqu'il semble que certains militants aient été abattus après s'être rendus. Deux militaires furent également tués lors de l'assaut.
Lorsqu'on est blanc on peu donc arrivé dans une atmosphére tendue (surtout dans le nord). Heureusement au début je m'oriente vers le sud et m'arrete au camping de Lekinne.
Devant moi une baie, des falaises, une eau bleu turquoise et, non loin de là, le trés connu pont de Mouli (j'y reviens plus tard !) et sa pointe ou nage napoléon et raies manta. Ensuite ce sera le nord avec sa passe aux requins.
20 octobre 2005
Fernand Pia et la plage de Luengoni
Tout en multipliant les excursions à droite et à gauche, je finis par me poser quelque part... et ça fait du bien de pouvoir complétement vider son sac, savoir qu'on peu faire une lessive et que le linge aura le temps de sécher même s'il pleut. Se poser quelque part où on est sur de pas déranger, de se retrouver en quelque sorte chez soi, être libre de ses allers et venus... ouf !!!
Et on plus c'est pas le site le plus moche que j'ai choisi, le gîte de Noel Pia sur la plage de Luengoni. Au départ c'était juste une halte parmis tant d'autres, puis j'y suis resté une nuit, puis deux... puis j'ai rencontré Fernand Pia (le fils du petit chef de la tribu de Luengoni, c'est à dire Noel... vous suivez ?!). Direct il y a eu bonne entente, un bon feeling, pas de superflu... juste des échanges et du partage (on est sur une terre de partage ici, pas de possession). Je compte pas le nombre de café qu'on a pris ensemble discutant de la culture Kanak, de sa vision des choses, de son recul par rapport à Nouméa et à la vie en tribu, des techniques de pêche (il reste un pêcheur débutant mais il persiste dans cette tâche), des ses observations....
La notion de temps a complétement disparu avec lui car il ne vit que par la nature et au rythme de la nature. Seule chose qui le rattache à notre monde c'est lorsque les touristes (moi en l'occurence) arrivent pour manger le midi, alors il est de corvée. Si les touristes (=les blancs car les Kanaks ne voyagent pas) ont reservés à l'avance alors soit Noel ou lui, voir les deux, partent en bâteau à la pêche pour ramener du poisson. Et la vie va ainsi, on vit au jour le jour selon ce que nous réserve la nature, le temps et les touristes. Comme on le dit souvent par ici 'les blancs ont l'heure, nous les Kanaks on a le temps' ! Dans le même style les Kanaks ont tout à fait conscience de l'importance de vivire en symbiose avec la nautre, il l'observe énormément et on plein de petit secret à te dévoiler, du style 'là où soleil se couche il n'y a pas coquillage', 'lorsqu'on voit la lune en plein jour les poissons ne mordent pas' (de même les soirs de pleine lune car il y a trop de luminosité), 'on emprinte la terre à nos enfants' (ca ne les empêche pas de balancer leurs cannettes de Number One partout parterre)...
Notre rencontre c'est faite lorsque Fernand est passé, avec deux amis à lui, pêcher à l'épervier pour attraper quelques sardines pour la pêche à la carangue (un carnacié) car il y a toujours un banc de sardines à proixilité du gite lorsque la marée est montante. Qui dit sardines, dit fricassée au feu de bois, qui dit fricassée dit bouffe et qui dit bouffe dit Renan. Curieux je passe donc les voir et de fil en aiguille je récotle quelques sardines pour le soir et en plus ils m'invitent à un coup de pêche nocturne autour d'un feu le soir même.
Beaucoup de gens aurait hésité à y aller mais pas moi, et j'ai bien fait car ca à été un moment de voyage fort. Je les retrouvent donc autour du feu et passe bien deux bonnes heures avec eux, on discute de tout et de rien mais ce que j'en garde c'est lorsque je leur est décrit la neige, je ne me connaissait pas autant de talent de conteur! Fallait voir leur visage tout illuminé par mon récit et par le feu de camps, les yeux pétillants tout en me portant une grande attention. Génial ! Eux de leur coté me comte leur quotidien ici. Voila pourquoi je voyage, pour ces moments priviligiés entre deux civilisations complétement opposées. Echange et partage, il n'y a pas de secret c'est la meilleure arme au monde.
Autre moment superbe avec Fernand, un autre coup de pêche à la ligne un soir de pleine lune sur l'un des deux rocks qui dépasse de l'eau de la plage de Luengoni (pour ceux qui connaisse, celui le plus à gauche lorsqu'on est face à la mer). Déjà rien que le spectacle de la plage sous la lumiére de la pleine lune c'était déjà géant mais en plus le charme d'atteindre le rock en marée basse en ayant de l'eau jusqu'au torse rajoute une emotion supplémentaire. Partie de pêche infructueuse aprés deux heures de pêche car soir de pleine lune... donc ca ne mort pas ! Mais comme me la dit Fernand " c'est pas grave ça, la ballade était tout de même belle !" Il n'avait pas tort le bougre, poissons ou pas poissons l'interet n'etait pas là !
Et on remet ça quelque temps plus tard, un jour (quel jour je sais pas, le temps je l'ai plus) il me propose de l'accompagner pour débroussailler autour de la case du petit chef. Pourquoi pas ça fait depuis longtemps que je n'ai plus touché à la terre, mon domaine c'est l'eau depuis un moment. Sous la pluie on débrousaille donc pendant deux heures. Il me raconte en souriant que si les femmes de la tribu nous voyaient elles souriraient car ce n'est pas notre boulot, c'est le boulot des femmes... ou peut etre aussi qu'elles gueuleraient car on fait ça mal, mais en même temps elles ne l'avaient pas encore fait donc... Aprés la tache que j'ai pris comme un honneur, on rentre au gite. Sur le chemin qu'on avait emprunté deux heures auparavant on tombe sur une magnifique fleur tombée d'un arbre. Il me l'a montre et me dit : "Regarde, ce sont les ancêtres qui te remercient d'avoir pris soin de la case, c'est un signe", là je reste bouche bé, je tombe des nus, ca me troue le cul !!! Inoubliable, fantastique.
Je m'arrete la pour la description des moments forts mais il y a eu aussi l'apprentissage pour faire un collier de fleur (j'y reviendrai peut etre plus tard), la visite d'une grotte aquatique en masque et tuba et lampe étanche (à la Nicolas Hulot, qui y est réellement passé et y a laissé un fil d'Ariane). Pour finir, tous les soirs je me suis couché avec le coeur gros comme ça (j'écarte les mains à leur maxi) tellement j'était heureux d'avoir assister à ces moments priviligié avec lui. Une semaine a peu prés passé avec eux (je dit bien eux car comme me l'a expliqué Fernand tout le monde m'avait repérer (même si moi je ne les voyais pas, ils sont timide) et comme il l'a si bien dit 'le fax Kanak marche beaucoup mieux que le téléphone Arabe !'
P.S. les photos se sera pour plus tard
Renan
17 octobre 2005
Une belle rencontre
Le voyage est forcement fait aussi de bonnes rencontres avec qui on passe un peu plus de temps. C'est le cas de Julie (Française) et Wendy (Australienne). On a passé pret de deux semaines ensemble, le lien le plus fort c'étant crée lors d'un premier week-end de folie et de fou-rire (il y a des moments comme ça où on est complétement euphorique et on ne sort que des conneries et on rigole pour un rien). Jamais une rencontre sans d'autres, elle me présenterons à un couple d'amis Néo-Zélandais et à Yvette (une femme Kanak adorable).
- Pique nique à Luengoni :
le premier moment tous ensemble (les anglosaxons et francophones) se passe lors d'un pique nique sur la superbe plage de Luengoni (sur toutes les cartes postales de Lifou). Le ton est donné, ca part en live en peu de temps, délire dans tous les sens, un temps magnifique, un jolie pique nique, une partie de volley improvisée, apprentissage de mes premiers mouvements de hip hop (les jeunes le pratiquent beaucoup ici) et je fais découvrir leur premiére tortue à nos amies anglophones. Un petit tour en pirogue était aussi en question, malheureusement ça ne s'est pas concrétisé.
- Le bougna de la baie de Jinek :
le lendemain le rdv est pris pour de nouveau un pique nique mais à la façon Kanak c'est à dire avec un Bougna. Quoi que c'est que ça un bougna ? C'est LE plat calédonien, je connais pas exactement la recette mais il y a soit de la roussette (grosse chauve-souris), du poisson ou du poulet accompagné d'igname, de patate douce, de tomate, de papaye, des herbes... tout ce qui pousse dans les champs en résumé. Le tout est 'enrubané', 'empaqueté' dans des feuilles de bananier et ensuite mis dans un four traditionnel Kanak (cuit à l'étouffée sous des pierres chauffées au feu de bois). Le bougna peu aussi se faire à la marmite mais bon c'est moins classe ! Déjà l'occasion de manger un bougna c'est plutôt sympas mais ce qui a fait tout le charme de la journée pour moi c'est la coutume qu'a fait Wendy au mari d'Yvette (notre cuisiniére du jour) et la présentation appliquée, la petite pointe fleurie qu'y a ajouté Yvette.

Sur la route pour se rendre dans le nord de l'île, prés d'Easo, dans la baie de Jinek c'est fou rire sur fou rire, connerie sur connerie... et le tout tanto en anglais, tanto en français (au moins ça m'a bien remit à mon anglais, merci l'Angleterre, merci Céline). Petite pause de nouveau à Jokin pour de nouveau se laisser tenter a prendre des photos, c'est tellement beau !
Mangeage du bougna, plongeage en PMT pour digérer, glandage.... journée trop speed ! Trop overbooker on était. Afin de bien clore la journée on se finira sur la plage de Peng à admirer le coucher de soleil.
On a passé plein de bons moments ensemble tous les trois, pas tous trés interessant à vous raconter, mais juste pour moi pour me souvenir (ça reste mon carnet de bord tout de même !) : le retour à Dozip dans la benne d'un pick up, la soirée chez Olivier et Jane installé autour d'un feu de bois ou affalé sur les nattes, le repas chez Yvette, la nuit dans la case de chez Yvette, les temps de glandouilles, l'aprés midi à la baie de Chateaubriand, Jacques le sculpteur, la premiére soirée d'aurevoir de Wendy...
Renan
13 octobre 2005
Traput (suite)
Bon reprenons les choses là où je les avais laissées.
Donc après ma chasse à la langouste il a bien fallu allez se pilloter. Pour ma première nuit depuis déjà un petit moment, je retrouve la joie du moelleux d'un matelas. Je squatte un faré (sorte de préau en bois et feuille de palmier, très répandu dans les contrées du pacifique). Très très bonne nuit et même pas emmerdé par les moustiques car il y avait le tip top de l'anti-moustique qui dure 8 heures (encore mieux que les serpentins qui soit disant durent 6 heures). On n’en parle pas assez de ces choses là, mais c'est des choses du quotidien, donc je me permets d'en parler ! Je m'égare... Le soleil pointe son nez, comme tous les matins pour annoncer le commencement de la journée. Pas de toute évidence ici, je suis le plus souvent réveillé par les oiseaux ou par les coqs qui commencent leurs chants dés 04h30. Eh oui, tout bon Kanak commence sa journée tôt, mais il la finit tout aussi tôt, vers les 21h00.
- la ballade du cap des pins :
le rdv est pris avec Bruno, Julie, Marcel et Monique à 10h00 pour le début de la rando. Pas fier j'y vais en stop, de toute façon c'est mon seul moyen de progression rapide. Je pars une heure à l'avance sachant qu'il faut que 10 min pour s'y rendre en voiture. Avec cette marge de temps je devrais pouvoir être à l'heure... mais non ! Car après 08h30, après que tout le monde se soit rendu au taff et déposé les gosses à l'école, les routes deviennent soudainement beaucoup plus déserte. C'est ça les îles, plus tu te retrouves vers une pointe moins t'as de chance de croiser une voiture (surtout dans le sud, moins touristique que le nord car il n'y a pas de centre de plongée). Heureusement que Bruno passe me récupérer avec son camion.
Superbe promenade, ça débute par une jolie vue sur la baie de Joj (encore et tjrs eau bleue turquoise).
Puis on grimpe en haut d'une antenne (de radio, TV ou je ne sais quoi) donnant sur le pacifique avec une cote escarpée de roche noire, ensuite en remontant un peu vers les terres un tapis de verdure style herbe/mousse, puis sur une végétation un peu plus haute dans les vert/gris et se finissant par des pins colonnaires. Pour un début c'est déjà pas mal ! On mitraille à fond dés que se retrouve sur le bord de cote car les vagues viennent se fracasser contre la roche qui laisse se former des trous d'eau. Wahou, la nature fait des belles choses doudi didonc.
Et ce n'est que un début puisqu'on continue notre route ensuite dans la foret de cocotier, accompagné tout au long de notre périple par des piéges à crabe de cocotier et les vestiges de coco. Alors que sur notre gauche, une falaise de 20m de haut nous suit laissant découvrir des grottes et des parois somptueuses.
Après plus de 1h de marche supplémentaire (j'ai pas eu trop la notion du temps pendant cette journée... tout comme depuis un mois d'ailleurs) on arrive sur notre lieux de pique-nique : vue sur l'eau turquoise, avec une passe a 100m de nous (bon pour le masque et tuba), petite crique minuscule (juste assez pour qu'il y ai un peu de sable) et le cocotier bien placé pour faire la sieste (pas trop haut le cocotier sinon c'est trop risqué de faire la sieste en dessous si une coco nous tombe dessus... ou le risque vient aussi des feuilles). Idéal et idélique comme coin. Petit tour en masque et tuba pouèr la digestion, on confirme ca qu'on a pu déjà voir par chance avant : napoléon, grosse loche et requin (pour la premiére fois c'est moi qui le pourchasse, il se refugie dans sa cachette et j'ai une photo argentique de lui grâce à mon appareil aquatique Décathlon à 13 euros).
- la fête des femmes :
assez régulièrement il y as des coup de fête sur Lifou, toujours un mariage (ou un décès),une fête religieuse, une fête de telle ou telle chose… ce coup-ci c’est donc une fête protestante qui réunit sur une semaine les femmes des îles. Elles se consacrent forcément à la religion (et aux bavardages) mais font aussi de l’artisanat pour ensuite le revendre en fin de semaine. Il a donc du tressage de feuille de palmier (panier, chapeau…) et de la couture (confection de tunique, de robe mission…).
Ca serait dommage de manquer ça, on y es avant l’ouverture des stands ce qui nous permet d’être spectateur d’une danse tribale (impressionnant !), puis arrive l’ouverture de l’artisanat. Selon les filles les paniers tressés sont partit en moins de deux, moi je me suis plutôt concentrer sur les tuniques. Résultat des courses, j’en ramène deux (ce qui aura de la conséquence par la suite, vous allez lire ça d’ici peu !).
Le soir est organisé, par les mêmes femmes, un défilé de mode : ‘les femmes d’hier, les femmes d’aujourd’hui, les femmes de demain’. A voir, c’est complètement en dehors du temps, à mille années lumière des défilés de haute couture, trop tripant ! Rien de bien spécial en soi de point de vue déguisement car elles restent toutes en popiné… c’est juste dans leurs façons d’amener ça et de jouer leur rôle. J’ai encore en tête l’entrée d’une grand mère, large sourire, les yeux pétillants, la grosse patate et qui a fait rire tout le monde quand à son comportement. Fallait être là pour voir !
Le tout c’est terminé sur une danse au centre du terrain de basket (on a pas tous la chance d’avoir des salles de danse !) où toute les femmes (en très large majorité Kanak, on pouvait compter moins de 5 blanches) se sont réunies pour former une foule. Applaudissant bien à l’écart de tout ça, je reste tranquillement adossé à un poteau lorsqu’une Kanak vient à ma rencontre : ‘Qu’est-ce qu’elle me veut celle la ? 300 CFP ?’. Pas du tout : ‘C’est moi qui est cousu cette tunique que tu portes. Viens danser avec moi.’ Difficile de refuser, j’ai bien du m’exécuter dans ce qui m’est des plus pénible. Inoubliable, magique.
- le marché de Wé :
plus typique il n'y a pas, se sont les femmes des tribus qui viennent vendre leurs produits. Vu que l'île n'est pas très grande, le marché non plus... ainsi que les choix des produits. Beaucoup de couleurs car les femmes portent la popiné (ou robe mission). Assise par terre elle papotent entre elles en attendant le client. Les étalages sont fait de palettes, on y trouve de la papaye, de l'igname, des crabes de cocotiers (lorsqu'ils en chope), des chouchoutes, des patates douces... tout ce qu'elles arrivent à faire pousser quoi ! Derrière les étalages il y a la baie de Chateaubriand, la mer bleue turquoise, ce qui ajoute un charme certain au tableau
- la baie des tortues :
un autre moment remarquable, des tortues en veux tu ? en voilà ! Ca se passe à Mu (c'est là qu'il y a eu une épreuve de la Carte aux Trésor pour les téléphiles), la troisiéme plus grosse tribu de Lifou, c'est à dire qu'elle doit avoir un plus gros magasin que les autres tribus alentours, c'était aussi l'ancien port il y a des années. Enfin bon n'empeche qu'il ya une baie bien sympathique et si tu te pose sur la pointe et bien tu vois défiler les tortues sous tes pieds. "Tiens regardes une là-bas ! Ah puis une autres ici encore plus grosse. Et là regardes une petite verte" tel était notre dialogue sans trop exagérer (j'en raméne un film d'ailleurs).
Renan
10 octobre 2005
Et la suite ?
(Pour ceux qui ne l'on pas vu, je viens de rajouter des articles sur le blog, reportez vous à l'article Havannah si vous voulez reprendre de là où vous m'aviez quitté.)
Plein, plein de choses à raconter : la fin de ma semaine (qui ne fait que commencer) avec la ballade du cap des pins, la fête des femmes des îles, mon premier ‘vrai bougna’ et la journée de fou rire qui l’accompagne, la compagnie de Julie et Wendy qui me permet de me remettre à mon anglais, la baie des tortues, ma première ‘vraie rencontre’ avec une tortue (je nage avec elle et elle se trouve à moins de 2 mètres de moi), ma semaine sur la plage paradisiaque (encore une) de Luengoni et ma rencontre fabuleuse avec Fernand le Kanak et les instants partagés ensemble, les coups de chasse sous-marine ou après avoir piqué un poisson tu vois débarquer les requins a l’affût de la moindre goûte de sang, mes voyages en avion pour me rendre pour 5 jours sur Ouvéa, ma première rencontre avec des raies Manta (extraordinaire ! fabuleux ! inoubliable !)…
C’est trop long de tout écrire d’une traite alors je reprendrais mon récit plus tard (peut être dans 2 jours, ou peu être aussi dans 1 mois !).
Prochaine grosse étape de mon voyage, l’arrivée de Tonio. Là ça risque d’être trash, va falloir accrocher sa ceinture, ça va décoiffer, en projet le nord de la grande terre et la mythique île des Pins (là où à eu lieu Kolantha pour le téléphile). T’es attendu de pied ferme Mister frite !!! Viens l’esprit tranquille, je maîtrise rien ici, c’est que du live et du bonheur… dés que tu sors de Nouméa (beurk la ville !).
Gros bisous tout le monde.
Renan
p.s. Désolé Yo pour le contrôle technique de ma caisse. Pas encore d’accident avec ?
Le frangin, alors Madagascar ? Tu me racontes dés ton retour.
Pour la famille : Je vous aime

































