Carnet de bord de Kanaky

Il l'ont fait, le tour de la NC en auto-stop !

09 octobre 2005

Arrivée sur Traput

Tournons une page, changeons de lieux, changeons de compagnons de voyage… tout est a recommencer de nouveau, chaque changement est une nouvelle aventure, faut tout recommencer. Ce coût-ci direction le sud de l’île. La providence veut que encore une fois je tombe sur Anne Laure qui me confirme son invitation à passer chez eux à Traput (prononcer Tchapout). Ca tombe bien c’est l'occasion rêvée pour avoir de nouvelles bonnes expériences et de ne pas se retrouver seul. Je m’engage donc a passer chez eux. Je débarque donc avec mes gros sabots sur leur terrasse et là je fais la rencontre de Bruno biensûr et de toute sa petite famille, mais aussi d’un couple d’amis a eux venu leur rendre visite pour une dizaine de jours (Marcel et Monique, enseignant à la retraite) et de Julie (monitrice de ski, en vacance sur l’île car rend visite à son amie Wendy, Australienne).

Voilà j’ai mes nouveaux compagnons pour la semaine qui va suivre, objectif : en voir le maximum en peu de temps tout en sachant prendre le temps. Une grosse visite par jour c’est le bon rythme, plus des petits extra tel qu’un petit tour au marché de Wé, l’artisanat des femmes, une danse tribale…

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Premier extra, et pas des moindres, la pêche à la langoustine. Alors tout d’abord faut savoir que ça se pratique la nuit, dans la mer forcement, en masque et tuba et avec une lampe torche étanche histoire d’y voir quelque chose. Elles sortent la nuit pour manger et reste sur le platier donc il n’y a plus qu’à les cueillir . La main ferme, l’œil vif, et une bonne apnée sont les points fort d’un bon chasseur à la langouste. A mes dépend, étant débutant, j’oublierai d’avoir la main ferme lorsque j’arrive sur ma première langouste, elle est là, elle m’attend, je m’approche, elle ne bouge pas, je constate qu’elle est bien grosse et me pose la question ‘est ce que ça à des pinces cette bestiole ?’, cette hésitation me sera fatale car j’essaye de la saisir du bout des doigts dans le doute…. Ni une, ni deux en un coup de queue elle s’échappe puis s’enfuit. Merde de merde, j’aurai pu mangé comme un prince ce soir. Encore plus surprenant, l’extra dans l’extra, alors que j’y n’y avais même pas penser, je retrouve fasse à moi, dans le faisceau de lumière, un requin (et pas un petit). Mon premier vrai requin, rien à voir avec les minuscules rencontrés sous le corail lors de mes plongées en bouteille. Il est là, à trois mètres de moi et me regarde du coin de l’œil tout en continuant sa course. Il se montre pour bien me signaler qu’il m’a repérer, puis disparaît dans la pénombre. Je ne le vois pas mais je sais très bien qu’il tourne autour de moi à distance raisonnable, à n’importe quel moment il peut débarquer de derrière moi, de sur un coté ou de nouveau devant moi. La nuit, le requin… charmant comme ambiance n’est-ce pas ? Après prés de 2h dans l’eau on revient quasi bredouille, avec une seule petite langouste dans la poubelle montée sur chambre à air, pas assez pour 4 (car on était 4). Dommage ça sera pas se coup-ci que je pourrai goûter la langoustine.

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08 octobre 2005

Niveau 1 (suite)

Pour ma troisième plongée je descend à 20m pour que je confirme les exercices appris quelques jours auparavant : vidage du masque plein d’eau, se passer le détendeur en cas de panne d’air, bien comprendre l’effet des poumons ballaste, bien utiliser son gilet  stabilisateur… Validé et confirmé, après la pause, je fais ma première excursion avec une palanquée. Je découvre donc ma première ballade aquatique ou, a ma surprise, tout se passe doucement. La plongée est loin d’être violente, au contraire moins tu palmes, moins tu consommes d’air donc plus longtemps tu as de l’air pour rester au fond. Etant en apesanteur tout se déroule doucement, ça glisse doucement, faut pas être pressé !

Donc c’est confirmé, je joues maintenant dans la cours des grands et le grand bleu m’ouvre les bras. 5éme et 6émé excursion, que du plaisir. A mon actif, mis a part le diplôme, tortues, requins à pointe blanche, napoléon, corgognes, passage sous une arche…

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Les journées ne sont pas que remplies par la plongée en  bouteille mais aussi par des bons moments a glandouiller et a multiplier des dizaines de petites expériences : jouer au volley avec un Kanak, apprendre a faire riz coco, s’améliorer à la chasse sous-marine, apprendre à préparer un poulpe, passer énormément de temps a cuisiner au feu de bois et surtout apprendre quelques mots en Drehu (dire Djehou), un des 28 dialectes de Nouvelle Calédonie.

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Ainsi se passe mes 3 jours sur Easo. La petite cerise sur le gâteaux, un trésor cacher aux touristes de base car pas marquer sur la carte touristique : la plage de Kiki. Que dire…. Petite crique qu’il faut atteindre après 20min de marche à pied sur un petit chemin, sable blanc, eau turquoise, entourée de falaise, belle végétation, temps ensoleillé… le paradis sur terre, la carte postale de base quoi !

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Seul hic, se retrouver seul dans un tel lieu, personne avec qui partager, ça c’est pénible (un inconvénient de voyager seul).

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07 octobre 2005

Les falaises de Jokin

On a beau se retrouver sur une île bien plate, cela n’empêche en rien d’arriver sur une falaise de près de 40m de hauteur. Mis a part cette jolie cote, qui se situe dans une baie, il ne faut pas oublier ses splendides fonds de corail. Tout est réuni pour faire un bon squat pour ces prochains jours.

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Ici vu que le camping sauvage n’est pas trop tolérer, faut demander des autorisation aux tribus à tout va … donc rien de plus facile que de planter sa tente dans un gîte. A 1000 CFP la nuit (environ 60 Frs) on se retrouve bien accepté par la tribu et il n’y as pas besoin de faire de coutume… donc on ne va pas faire compliqué, on se plante dans les gîtes prévus à cet effet. Le gros avantage de Lifou c’est que partout où tu vas t’as assez peu de chance de croiser un touriste. A tel point que tu vas te retrouver sur une plage paradisiaque sans personne dessus (assez inconcevable, mais pourtant bien réel !). Pour le coup il y aura du monde au camping, j’y retrouve un contact de Nouméa. C’est ici aussi que je fais connaissance de Victor, Mike et Mélanie (avec qui je passerai quelques jours ensuite, car ils vont se retrouver une formation niveau 1 en même temps que moi).

Alors que tout est réuni pour en profiter, décor splendide et de la compagnie, c’est la que je décide de choper une saloperie qui me clouera au lit, enfin plutôt dans mon duvet, pour la nuit. Effet secondaire de la plongée ?, la question me traverse l’esprit. Le lendemain tout rentre de nouveau dans l’ordre. OUF ! Au programme, Victor apprend à faire de la pâte à choux à Louise la proprio, j’aide une kanak à faire une salade de papaye et l’après midi on va visiter les alentours accompagner d’une fille du coin (comme ça on n’a toutes les permissions pour se balader tranquillement).  On s’aventure plus loin sur la pointe en passant par une cocoteraie et des chemins parallèle à la cote. Encore de bons moments de découverte.

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La soirée se passera dans un premier temps à profiter du coucher du soleil et à bavarder tranquillement installé sur la terrasse donnant directement sur la baie.

Le lendemain, toujours aussi ébloui par le spectacle des falaises de Jokin (on prononce Dokin), on passera tranquillement la journée à faire une petite plongée et a préparer nos bagages pour redescendre en fin d’aprèm vers Easo. Un très bon moment se présente à nous lorsque partit sur le débarcadère en ciment avec palme masque et tuba (pour faire court ici on dit faire du PMT, je vous laisse trouver se que veut dire le P, le M et le T) on voit débarquer un petit groupe d’enfants de la tribu, venant pour jouer et chahuter dans l’eau. Peu de temps après arrive le petit chef de la tribu, partit avec des touristes pour un coup de pêche, avec dans son bateau des poissons perroquet fraîchement piquer au fusil sous-marin. L’excitation des enfants se fait alors encore plus folle. Le tout se terminera par un grand saut de la pointe de la falaise par un Kanak voulant montrer son sang froid, entraîné par les hourras des autres, sous un petit air de guitare et de chanson doucement chantonné par un jeune garçon. Encore et toujours un grand et bon moment de voyage !

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On se retrouve toute a petite bande de 4 de nouveau à Easo, objectif du bon temps mais surtout l’obtention du niveau 1, c’est repartit, ce coup-ci on va jusqu’au bout !

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04 octobre 2005

Le niveau 1

Objectif principal de ma venue sur Lifou, passer mon niveau 1 de plongée. A ce que j'en ai entendu parler, je risque de plonger dans l'un des plus beau spot au monde. Mis a part la faune aquatique (poissons colorés, tortues, requins, tazards....) il y a aussi une flore marine époustouflante (corail a volonté et entre autre des corgognes pour ceux qui connaissent). En espérant que leur répution ne soit pas usurpée je quitte Wé vers la tribu d'Easo, tout a fait dans le nord.

Le stop est encore une fois le meilleur moyen pour atteindre ma destination. Ici ça marche du tonnerre de dieu, même si au début je me consacre plus à une promenade à pied afin de trouver l'endroit adéquat pour tendre le pouce. Cette intuition me serra bénéfique car par le hasard des choses je croise une connaissance rencontrée sur le GR1 qui m'avait invité à passer chez eux si je venait sur Lifou (c'est en couple d'enseignant (Bruno et Anne Laure), donc des métros, qui vit sur l'île en famille depuis près de deux ans). Leur 'chez eux' n'étant pas sur ma route je décline leur invitation pour le moment en remettant ça à plus tard (l'avenir me donnera fortement raison !).

Quelques 30 kilomètres plus loin me voila arrivé au gîte 'chez Benoît Bolua', à Easo.

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Pas de soucis pour y planter ma tente et en plus il y a déjà des campeurs (chose pas toujours évidente en Nouvelle Calédonie). Il est encore assez tôt dans la journée pour passer à 'Lifou Fun Dive' pour m'inscrire pour ma future formation de plongeur dans des aquariums naturels. Chose que j'ai omis c'est un certificat médical, va falloir passer au dispensaire.

Encore une fois on se sent bien décaler lorsqu’on arrive sur place, rien a voire avec nos centres médicaux. Rien que pour faire mon certificat il me faudra attendre deux heures, en passant d’abord voir un infirmier puis ensuite le médecin. Dans la salle d’attente, qui se situe en pleine air, je fais encore une fois tache (pas facile d’être un blanc dans un monde de noir, on se fait vite remarquer). Tout se passe dans la bonne humeur et le non speed. Un point positif, c’est que les soins sont gratuit dans les îles (colonialisme oblige, les kanak bénéficient des soins gratuit car comme le dit une chanson d’ici ‘c’est le France qui paye’). On peu donc se retrouver au dispensaire pour de simples bobos.

Tout rentre dans l’ordre pour pouvoir commencer mon niveau 1, dés le lendemain le rdv est pris pour faire mes deux premières plongées (au totale il en est programmé 6), les autres étant prévues pour plus tard car le temps ne presse pas de mon cote. Il n’y a plus qu’a profiter de la fin de la journée pour s’entraîner a décalotter des cocos avec le couteau d’abatis (= machette ou coupe-coupe)… et bien sur en manger la pulpe. Une rapide visite des alentours va de soi aussi  (et ça en vaut bien le coup car c’est paradisiaque ici aussi!).

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A ma grande surprise le lendemain j’embarque sur le Zodiac avec les autres plongeurs direction le spot de plongée. Rien que cette balade à travers les eaux turquoise, puis bleu clair et bleu azur me remplis de joie. Mais je suis d’autant plus heureux, lorsque après 20min de bateau, on s’arrête dans un lieu splendide, loin de toutes constructions humaine… et d’humain aussi. Zone encore complètement vierge ou seul des personnes en bateau on accès aux quelques criques et plages alentours. Cote sauvage et eaux turquoise c’est tout de même beaucoup mieux pour apprendre les exercices pratiques que de le faire en piscine comme on peu nous le proposer en France. Rien que pour ça, le billet de bateau pour venir ici est rentabilisé… et en plus on voit beaucoup mieux que dans une piscine et le bleu de l’eau est exactement similaire sauf que celui la est naturel. Faut aussi ajouter les poissons et les deux trois patates de corail autour. Autant vous dire que c’est dur de rester concentré à écouter les recommandations du moniteur alors qu’on est complètement absorbé par le paysage. Qu’est ce que ça peu bien nous foutre de savoir vider son masque sous l’eau et de savoir échanger son détendeur sous l’eau alors qu’un spectacle de premier ordre s’offre à nous !!!!

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Deux séances de 50min de plongée, avec une pause d’une heure entre chacune d’elle sur le Zodiac en compagnie d’un poisson Baliste, et le tour est joué on a les bases suffisantes pour se lancer dans le grand bleu (profondeur maximum autorisée : 24m). Mais les grandes profondeurs seront pour plus tard, d’ici trois jours. Entre temps relaxation ; direction les falaises de Jokin.

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03 octobre 2005

Le Havannah

EXEPTIONNEL, voilà à quoi se résume mon  dernier mois sur les îles. J’en reviens comblé et fou de bonheur parles différentes expériences vécues là-bas. Ca va pas être facile de résumer tout ça en faisant court… donc courage à vous lecteur !

Tout commence un lundi soir vers les 20h lorsque j’embarque sur le Havannah, cargo reliant la Grande Terre a Maré et Lifou (les îles Loyautés), que ce soit aussi bien pour le ravitaillement des îles que pour le transport de quelques voyageurs désirant payer pas trop cher leur voyage (possibilité de prendre aussi le Béticho (surnomme le Vomitcho) qui est un Bateau a Grande Vitesse ou pour ceux qui on plus de moyen l’avion d’Air Calin).

Déjà le voyage commence bien car je me rend vite compte qu’on est que deux blancs sur le cargo, tout le reste étant des indigènes se rendant pour la plupart à un mariage sur Maré. Forcement, couleur de peaux oblige, on se rencontre assez vite avec l’autre blanc, Vincent, que j’avais en plus déjà croisé sur Nouméa à l’IRD lors d’une petite soirée d’adieu d’une autre connaissance datant du raid de Voh. On se fait vite accepté par d’autres kanaks désireux de tenir une conversation avec nous. L’un deux nous raconte son arrivée sur Paris, il y  a de ça 20 ans, ou il a croise pour la première fois un train et voyant des étincelles  s’échappant d'entre les roues et les rails, il avait pris un extincteur et, par panique, avait arroser toute la voie de peur que ça prenne feux (eh oui on ne vit pas tous a la même époque !).

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C’est pas pour rien qu’on s’est retrouvé qu’à deux blancs sur le bateau, car au lieu d’avoir un voyage de 5h ou tu vomis partout (car tout le monde est malade sur le Béticho dés que la mer est un peu houleuse) on c’est taper un voyage de 18h, passant la nuit à dormir à même le sol entre les différente familles qui avait étaler leur nattes dans les allées, les femmes qui papottent toute la nuit, les hommes qui jouen t au domino, les jeunes qui écoutent de la musique sur le pont (parfois en fumant)….

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Le temps passe donc ainsi, allant dehors puis dedans, discutant avec untel puis untel, tiens on croise un îlot perdu au milieu du Pacifique … Cette virée en bateau me rappel en tout point celle qu'on avait eu avec Dric, au Mexique, pour se rendre en Basse Californie (souvenir, souvenir !).

Seconde bonne surprise, après le fait de voyager avec ‘les vrais gens’ et de prendre le temps, c’est l’escale à 5h du mat à Maré. On a l’autorisation de descendre du bateau pendant 3h. Ni une ni deux on trace vers le marché, plus typique il n’y a pas, petit café dans une case ouverte, promenade le long de la cote entre cocotiers (rien de plus banal ici) et une cote splendide avec forcement une eau limpide. Doucement on se ballade, ne s’éloignant pas trop du port quand, tout à coup, un kanak qui nous accompagnait nous cris de regarder au large car il y a un groupe de 5/6 dauphins qui chasse. Forcement contemplatif et le sourire aux lèvres on déguste ce moment intense. Dommage qu’on est pas le masque et tuba sinon on aurait pas réfléchit à quinze fois avant de plonger dans l’eau.

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Plus que quelques heures avant d’arriver a Wé, ‘capitale’ de Lifou, qui d’ailleurs est une île plus grande que la Martinique. Le soleil tape a son maximum, l’eau est plate, tout se finit paisiblement en admirant le défilé de la cote.

   

Une fois accosté on se séparer ici avec Vincent qui lui continue sa route vers une tribu pour y faire la coutume et y rester une petite semaine. Moi de mon cote je me fais adopter par un kanak qui pour la nuit me propose de squatter à coté de sa case. Célibataire, sa maison en tôle est un vrai foutoire (un peu comme ma tente !) avec des notes écrient sur tous les murs et placards (il se prend un peu pour un intellectuel Kanak !).

Voila une première journée qui se termine sous de bons hospices, avec une dernière plongée à la découverte de deux raies (pas Manta). Pour une première je suis plutôt satisfait.

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01 octobre 2005

Trop speed !!

Pas de temps pour completer le blog. Je sais, je sais j'ai deja deux bonnes semaines de retard sur le planning, mais il va s'allonger a pres de 1 mois car je pars d'ici quelques heures sur un cargot direction Lifou (une des 4 iles pradisiaques des iles loyautes).

Je devrais y passer mon niveau 1 de plogee.... faut bien se rincer l'oeil un peu, des tombants de corail de 5m et des poissons de toutes les couleurs j'ai donne. Maintenant je rentre dans la cours des grands. Je vise aussi un petit sejour en tribu. Advienne que pourra, mais j'en ai au mini pour une semaine.... voir jusqu'a un mois.

J'aurai aussi un second raid a vous compter. La forme est la et l'enthousiasme de la decouverte aussi.

Je pense bien fort a tout le monde... meme si j'ecris pas beaucoup de mail perso.

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20 septembre 2005

Visite de la Province Sud (1er semaine)

Voila pres de deux semaines que je me consacre a l'exploration du sud de la grande terre, cette partie est decrite comme celle 'ou la terre saigne' (dut a sa terre rouge et a son errosion).
Attention, le texte qui suit est assez long !

Le trou bleu :

Tout a commencer par un dimanche pluvieux ou il a fallu quitter Noumea pour tenter de rejoindre la soleil un peu plus au sud, a 45min de la. La destination, pour une journee grillade et peche est 'le trou bleu'.
On passe au marché vers les 11h30, avant la fermerture de ce derni,er pour avoir des bons prix sur le poisson. Ceci en poche on fuit les gros nuages gris pour atteindre le barrage de Yaté. A son pied se trouve de jolies petits bassins d'eau turquoise ou il fait bon glander. Au programme peche, pour le courageux Zeze saut de 10m, sieste, exploration des lieux... et un feu pour les grillades.

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Bon dimanche paissible. Ayant prevu mon sac a dos pour pres de 3 jours, on me largue au Bois du Sud (lieu de detente pour les Nouméens, pour le week end) d'ou debute le GR 1 (le seul GR de l'ile d'ailleurs).

Le GR 1 :

Premiere nuit fraiche depuis mon arrivee sur l'ile, reveillé a 4h30 en ayant passe une mauvaise nuit du au moustiques que viennent te bourdonner pres des oreilles (le hamacs c'est bien mais il n'y  pas de moustiquaire !). Pour se rechauffer rien de mieux qu'un bon vieux feu, ici tous les 'lieux touristiques' sont equipes d'un endroit pour faire un feu et d'un farè (sorte de preau avec souvent une table). Le petit dej pris, les affaires pliees dans le sac, je me met en marche, il est 6h.

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Le GR est compose en 3 etapes succesives d'a peu pres 4h de marche chacune (compter bien 5h30 avec les pauses detente et photos), ayant pour chacune d'elle a chaque extremite un refuge pour y passer la nuit. Il convient donc que ca se fait en trois jours.
Or la motivation est la, de plus la journee debute tot, je decide donc de m'engager pour une journee de marche ou je compte bien faire les deux premieres etapes.
Fidele a elle meme, les terres de la Nouvelle Caledonie nous donnent de jolies panorama et une belle ballade. Le temps est au rendez-vous aussi, ne facilitant pas ma progression.

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La premiere etapes finit, j'ai encore les jambes pour avancer plus en avant, alors pourquoi s'arreter ! Encore plus fou, je decide de faire un crochet de 2h par les chutes de la madeleine.

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A ce stade de la marche je commence a ressentir les effets de la fatigues et il me reste encore 4h de marche, va falloir supporter pendant tout ce temps les 15 kg du sac, les epaules qui font mal, la fatigue physique tout en gardant un bon rythme afin d'eviter de finir dans le noir complet (il fait nuit a 18h, d'ou souvent un reveil matinal, vers les 5h30 lorsque les oiseux commencent a chanter, pour pouvoir profiter du soleil).
Quel soulagement lorsque j'apercois au loin, apres avoir franchit mon dernier col, le refuge ouvert qui me servira de gite pour la nuit et la riviere qui y coule a son pied. Le GR etant depuis peu ouvert, les installations sont encore toute nickel (on evitera de parler trop de nickel ici, c'est un sujet qui fache !).

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Je me pose, petite popote et etant seul je ne fais pas de vieux os (j'aurais bien voulu ne pas etre seul, mais ici on ne croise personne, pas de touriste, pas de randonneurs, pas de locaux... juste personne).

Rebelote le lendemain, depart de bonne heure mais pour une etape beaucoup plus petite, ma faissant arriver sur la baie de Prony (pas tres loin de l'extreme sud de l'ile). Je finis le marche en debut d'aprem en ayant bien pris le soin de faire quelques petites sieste a l'abris de cocotier, ou sur des plages rouges ou noirs... faut bien recuperer de l'effort de la veille !

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Plusieurs choix se presentent alors a moi :
- rester ici et glander, mais il m'a l'air d'y avoir beaucoup de moustiques ici et en plus l'eau est rougeatre
- soit rejoindre Noumea en stop, mais ca risque d'etre tendu et mon retour serait un peu trop premature a mon gout
- soit revenir sur mes pas, mais en stop et avec un vehicule motorise, et enchainer sur 'le parc provinciale de la riviere bleu'

Le dernier choix sera celui realise... et avec brio !

- Le parc provincial de la riviere bleu :

Apres une nuit de camping sauvage et deux depose en stop je me retrouve projete au plein milieu du parc. Mes derniers conducteurs me proposent de m'engager avec eux sur la piste pour aller explorer une ancienne mine de chrome. Mon but n'etant pas celui la je m'engage tout de meme avec eux, mais pour ensuite continuer seul mon chemin (j'esperai bien atteindre 'les cascades de la corne du diable' dont Zeze m'avait parler, sauf qu'il faut trois jours et une autorisation speciale !, ca sera un echec !).
Ayant planquer mon gros sac, je me sens tout leger et commence a naviguer un peu partout au hasard dans le parc, sauf que plus ca va et je m'eloigne. Aprres pres de 4h30 de marche je me rend compte qu'il va falloir faire demi tour et que si je ne me presse pas ca va finir que les gardes forestiers vont me chercher partout.
J'arriverai tout de meme a ma fin, en passant devant les deux trois lieux importants du cite :
- le grand Kaori :          - la foret innondee :     - le Cagou :

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Je me ferai ramener a l'entree du parc par des jeunes gens croises sur le sentier a qui j'ai supplier de me ramener (sinon j'aurai du parcourir encore 10 km supplementaires et apres 7h30 de marche sans pause j'en pouvais franchement plus).
Je decide apres ca de me prendre une journee de repis et de repos... dans ce petit refuge. Ma journee se limitera a manger, faire la sieste et lire (desole Laurette, j'ai laisse tomber Irving, j'ai pas accroche ;-). Dur, dur, dur....

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A bientot pour la suite. La suite quand ? Moi meme je ne le sais pas.

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17 septembre 2005

Le Mt Humboldt (le retour)

Fatigue par cette premiere ascension, on decide de prendre le temps, au progamme de cette nouvelle journee on se contentera juste d'atteindre le sommet.... de nuit afin de voire se lever le soleil au dessus de toutes les petites montagnes environantes qu'on a pas encore eu le privilege d'apercevoir encore !
La soiree se terminera donc d'assez bonne heure, bien bloti au coin du poelle tout en veillant que celui-ci soit bien alimente car il ne fait pas bien chaud, surtout la nuit a 1 500m. Apres 3 thes on va se pioter, le reveil regle a 4h.

Bip, bip faut se reveiller, se deterrer la tete du cul, vite dejeuner, enfiler ses affaires mouillees de la veille (quel plaisir !) et ajuster sa frontale... une heure de grimpette nous attend. Au moins ce qui est bien c'est que ca ne change pas de la veille, on est tout aussi vite trempe. A la queue leuleu, on franchit les obstacles les uns apres les autres en prenant soin qu'Emilie ne tombe pas dans des pieges, n'etant elle pas equipee de cette equipement vitale qu'est une frontale... ou une simple lampe torche.

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Voyant le temps qui passe et pressentant qu'on risque de louper le leve du soleil, je presse un peu le pas distansant de quelques minutes mes camarades. Et mes efforts en seront recompenser car en arrivant au sommet je tourne la tete et apercois le soleil qui fleurte avec l'horizon. Quelques pas derriere les autres arrivent... on profite donc de se simple spectacle ensemble.

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Deux, trois photos de prestige (preuve qu'on est des grands aventurier), le temps d'essayer de voir les deux cotes (est et ouest), d'essayer de comprendre ou on est par rapport a un autre point de repere quelconque, le temps de ne rien faire sauf d'eviter d'attraper froid, le temps de prendre le temps et on songe a la descente.

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Pas de precipitation, rien ne nous attend et il est encore tot dans le journee. On arrive en bas, au refuge et il n'est que 8h. Va falloir s'occuper pendant toute la journee avec rien a faire autour de nous... ce va etre vraiment tres tres dur. Lire, s'endormir dans le hamac, fendre du bois, s'occuper du manger, faire secher les affaires, aller faire un petit tour dans les environs... On va vraiment se faire chier ! Mais bon vu qu'on est la, autant le faire bien. (petit clein d'oeil avec l'histoire du Chedart, cf photo, a bon entendeur salut !)

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La journee se passera donc ainsi, la soiree ressemblera a celle de la veille. Aaaaaaaahhhhhh, fatiguant et dire qu'il va falloir tout redescendre demain.
Le demain, on se reveille en aillant peur que le ciel ne nous soit encore tomber sur la tete. Heureusement, il  a juste suffit d'attendre que le ciel chauffe un peu et tout est rentre dans l'ordre. Un petit apercu de la descente :

humboldt__117_  humboldt__120_  humboldt__126_

De retour a la voiture, d'assez bonne heure on se terminera la journee le long de la riviere Tontuta ou l'eau est aussi chaude et aussi clair que dans mon bain.

Voili voilou, le Mt Humboldt a ete vaincu, du haut de ses 1 618m il ne nous impressione plus.

                                                                                     Renan

Posté par Renouch à 16:38 - Raids et ascensions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 septembre 2005

Le Mt Humboldt (l'aller)

Me revoila parti pour une nouvelle ascension, mais ce coup-ci sur trois jours. En compagnie de Zeze, Emilie et un denome Camille croise a l'auberge nous prenons le large de Noumea, plus vers le nord, a 45min en voiture, non loin de mon point d'arrivee d'il y a deux semaines, c'est a dire l'aeroport de Tontouta.

On a prevu les previsions sur 4 jours car la premiere journee est consacree aux courses (bien choisir les aliments afin que ca ne pese pas trop lourd), trouver le bon chemin pour se rendre au debut de sentier (car Mitch s'y est deja casse les dents une fois, venant de lui en meme tps c'est pas tellement etonnant !) et passer la soiree au pied de la mine de Galieni (point de depart du sentier). Ce sera pour cette soiree viande et vin rouge, finissant sur un trip Marshmallow (d'ailleurs, question existentielle : quelle est la difference entre un Marshmallow et un Chamallow ?)

humboldt__2_  humboldt__4_  humboldt__10_   

Il a plu dans la nuit, le sol etant rouge-orange par ici, on plit les tentes dans un sacre etat !!! Pas de chance pour notre premiere 'grosse rando', il fait pas bô ! On a pour ainsi dire la tete dans les nuages (a prendre dans tous les sens du terme). Il faut d'abord traverser la mine, quelle desastre, on sent bien, meme si on ne voit pas a plus de 20m autour de nous, qu'il se trame des choses pas tres rejouissante par ici. L'exploitation miniere a ciel ouvert du nickel et du chrome n'a pas l'air de faire bon menage avec la nature !
Nous y voila, la couleur est annoncee :

     humboldt__12_        humboldt__11_        humboldt__15_

Ce qui nous attend, on le sais tous, c'est d'ici quelques heures de marche, 'la foret de mousse'. On m'en a deja parle, "c'est encore mieux que le foret humide du Mt Mou". J'attend donc cela avec grande impatience. Mais ca se merite, car marche sous la pluie ca reste un bon trip, ca donne une atmosphere differente... mais ca mouille cette saloperie !!! Le premier objectif etait d'atteindre le refuge du Vulcain, si on avait galere pour monter en voiture jusqu'a la mine Galieni (on a roule sur une piste et c'est pas pour rien qu'ici la plupart des gens ont des 4x4 !) ca aurait ete notre premier lieu de campement. Heureusement tout se deroule pour le mieux, on fait donc juste une alte ici pour se reposer et va falloir assez vite refouler le sol de nos petits pieds trempes si on veut atteindre le second refuge avant la nuit. Mais deja trois heures de marche dans les jambes ca fatique.

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Ni voyant pas grand chose le sentier est tout de meme loin d'etre desagreable, on y croise des plantes carnivores, entre deux nuages on a la chance d'apercevoir l'etendue qu'il y a autour de nous et on reste tjrs aussi content face au paysage du maquis minier et d'une vegetations un peu plus haute (pas plus de 5m de hauteur).

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Etape marquante de la ballade, citee auparavant, la foret de mousse. On ne l'a pas vue venir, mais ici tout change tellement vite. Ca y est les arbres atteignent facilement les 15m de haut, on a droit a 3 couches de vegetations differentes, c'est tout humide (pas etonnant vu le temps qu'on se paye depuis le debut !) : pas de doute on est dans une foret humide. Le plus surprenant, d'ou son nom, c'est la quantite de mousse. Il y en a partout, du sol au plafond, sur les pierres, les arbres, les lianes, les troncs tombes au sol qu'il faut escalader... Jolie spectacle que nous offre encore une fois la nature. Par contre la rando devient plus technique car faut passer sous, dessus et a cote des arbres qui poussent dans tous les sens et de partout... avec le sol glissant et qui tremble sous nos pied (la couche d'umus etant sur des racines, le sol est mouvant) il faut rester concentre.

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Deja pres de 6h qu'on marche, la fatigue commence a se faire ressentir et on sort tout juste de la foret de mousse. On a droit a un nouveau paysage, mais celui-ci plus de montagne, plus rocailleux.
Apres 7 heures de marche nous y voila enfin, le refuge du Humboldt. Il nous tardait d'y arriver car on savait que c'etait un joli chalet en pierre, tout amanage et surtout avec un poelle. CHALEUR, BONHEUR !!!
Premier objectif atteind, pour aujourd'hui c'est largement suffisant, surtout qu'il faut encore allez couper le bois (on a une hache a disposition), preparer  le souper... et manger la surprise de Camille : un saucisson ! YOUPI, que du bonheur !!!! Pour certain il faut aussi prendre soin de ses petits petons.

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La suite dans le prochain numero du 'Mt Humboldt (le retour)'.

Posté par Renouch à 14:34 - Raids et ascensions - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2005

Le coeur de Voh

Bien connus de tout le monde, mais personne ne sachant ou il se trouve, le coeur de Voh est une des petites surprises qui m'ouvrait grand les bras et qu'il ne fallais surtout pas que je loupe.

Lors de mon dernier message je vous laissais dans ma journee vers les 12h30. Le raid encore dans les jambes, la logique aurait voulu que je m'arret la, mais ne voulant a tout pris pas louper l'occasion de voir cette curiosite vegetale, le courage m'a pris d'enchainer sur une petite ascension supplementaire d'une heure, pour decouvrir ca :

coeur_de_voh__23_ coeur_de_voh__18_

Vous connaissez le jeu 'mais ou est Charly ?', essayez le 'mais ou est le coeur ?'.
Ca y est vous l'avez ? Ca vous dit quelque chose ? Et oui, ca se trouve en Nouvelle Caledonie. Ok, ok, je sais que je ne suis pas aussi doué qu'un photographe professionnel et que ca rend un peu moins bien que la photo qui a fait le tour du monde, mais bon j'ai une excuse, j'avais pas d'avion a portee de main !!
Le week end peu enfin prendre fin, j'ai vu tout ce que je voulais dans le coin. Mais avant de rentre sur Noumea, c'est fiesta d'anniversaire avec vin, pastis, grillade, punch et plein de sportifs.

Prochain rdv, le mont Humboldt (2 jours de marche aller-retour, pour atteindre le second plus haut sommet de la Grande Terre, 'seulement' 1 618m)

Posté par Renouch à 11:21 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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