17 septembre 2005
Le Mt Humboldt (le retour)
Fatigue par cette premiere ascension, on decide de prendre le temps, au progamme de cette nouvelle journee on se contentera juste d'atteindre le sommet.... de nuit afin de voire se lever le soleil au dessus de toutes les petites montagnes environantes qu'on a pas encore eu le privilege d'apercevoir encore !
La soiree se terminera donc d'assez bonne heure, bien bloti au coin du poelle tout en veillant que celui-ci soit bien alimente car il ne fait pas bien chaud, surtout la nuit a 1 500m. Apres 3 thes on va se pioter, le reveil regle a 4h.
Bip, bip faut se reveiller, se deterrer la tete du cul, vite dejeuner, enfiler ses affaires mouillees de la veille (quel plaisir !) et ajuster sa frontale... une heure de grimpette nous attend. Au moins ce qui est bien c'est que ca ne change pas de la veille, on est tout aussi vite trempe. A la queue leuleu, on franchit les obstacles les uns apres les autres en prenant soin qu'Emilie ne tombe pas dans des pieges, n'etant elle pas equipee de cette equipement vitale qu'est une frontale... ou une simple lampe torche.

Voyant le temps qui passe et pressentant qu'on risque de louper le leve du soleil, je presse un peu le pas distansant de quelques minutes mes camarades. Et mes efforts en seront recompenser car en arrivant au sommet je tourne la tete et apercois le soleil qui fleurte avec l'horizon. Quelques pas derriere les autres arrivent... on profite donc de se simple spectacle ensemble.
Deux, trois photos de prestige (preuve qu'on est des grands aventurier), le temps d'essayer de voir les deux cotes (est et ouest), d'essayer de comprendre ou on est par rapport a un autre point de repere quelconque, le temps de ne rien faire sauf d'eviter d'attraper froid, le temps de prendre le temps et on songe a la descente.

Pas de precipitation, rien ne nous attend et il est encore tot dans le journee. On arrive en bas, au refuge et il n'est que 8h. Va falloir s'occuper pendant toute la journee avec rien a faire autour de nous... ce va etre vraiment tres tres dur. Lire, s'endormir dans le hamac, fendre du bois, s'occuper du manger, faire secher les affaires, aller faire un petit tour dans les environs... On va vraiment se faire chier ! Mais bon vu qu'on est la, autant le faire bien. (petit clein d'oeil avec l'histoire du Chedart, cf photo, a bon entendeur salut !)

La journee se passera donc ainsi, la soiree ressemblera a celle de la veille. Aaaaaaaahhhhhh, fatiguant et dire qu'il va falloir tout redescendre demain.
Le demain, on se reveille en aillant peur que le ciel ne nous soit encore tomber sur la tete. Heureusement, il a juste suffit d'attendre que le ciel chauffe un peu et tout est rentre dans l'ordre. Un petit apercu de la descente :
De retour a la voiture, d'assez bonne heure on se terminera la journee le long de la riviere Tontuta ou l'eau est aussi chaude et aussi clair que dans mon bain.
Voili voilou, le Mt Humboldt a ete vaincu, du haut de ses 1 618m il ne nous impressione plus.
Renan
16 septembre 2005
Le Mt Humboldt (l'aller)
Me revoila parti pour une nouvelle ascension, mais ce coup-ci sur trois jours. En compagnie de Zeze, Emilie et un denome Camille croise a l'auberge nous prenons le large de Noumea, plus vers le nord, a 45min en voiture, non loin de mon point d'arrivee d'il y a deux semaines, c'est a dire l'aeroport de Tontouta.
On a prevu les previsions sur 4 jours car la premiere journee est consacree aux courses (bien choisir les aliments afin que ca ne pese pas trop lourd), trouver le bon chemin pour se rendre au debut de sentier (car Mitch s'y est deja casse les dents une fois, venant de lui en meme tps c'est pas tellement etonnant !) et passer la soiree au pied de la mine de Galieni (point de depart du sentier). Ce sera pour cette soiree viande et vin rouge, finissant sur un trip Marshmallow (d'ailleurs, question existentielle : quelle est la difference entre un Marshmallow et un Chamallow ?)
Il a plu dans la nuit, le sol etant rouge-orange par ici, on plit les tentes dans un sacre etat !!! Pas de chance pour notre premiere 'grosse rando', il fait pas bô ! On a pour ainsi dire la tete dans les nuages (a prendre dans tous les sens du terme). Il faut d'abord traverser la mine, quelle desastre, on sent bien, meme si on ne voit pas a plus de 20m autour de nous, qu'il se trame des choses pas tres rejouissante par ici. L'exploitation miniere a ciel ouvert du nickel et du chrome n'a pas l'air de faire bon menage avec la nature !
Nous y voila, la couleur est annoncee :
Ce qui nous attend, on le sais tous, c'est d'ici quelques heures de marche, 'la foret de mousse'. On m'en a deja parle, "c'est encore mieux que le foret humide du Mt Mou". J'attend donc cela avec grande impatience. Mais ca se merite, car marche sous la pluie ca reste un bon trip, ca donne une atmosphere differente... mais ca mouille cette saloperie !!! Le premier objectif etait d'atteindre le refuge du Vulcain, si on avait galere pour monter en voiture jusqu'a la mine Galieni (on a roule sur une piste et c'est pas pour rien qu'ici la plupart des gens ont des 4x4 !) ca aurait ete notre premier lieu de campement. Heureusement tout se deroule pour le mieux, on fait donc juste une alte ici pour se reposer et va falloir assez vite refouler le sol de nos petits pieds trempes si on veut atteindre le second refuge avant la nuit. Mais deja trois heures de marche dans les jambes ca fatique.
Ni voyant pas grand chose le sentier est tout de meme loin d'etre desagreable, on y croise des plantes carnivores, entre deux nuages on a la chance d'apercevoir l'etendue qu'il y a autour de nous et on reste tjrs aussi content face au paysage du maquis minier et d'une vegetations un peu plus haute (pas plus de 5m de hauteur).
Etape marquante de la ballade, citee auparavant, la foret de mousse. On ne l'a pas vue venir, mais ici tout change tellement vite. Ca y est les arbres atteignent facilement les 15m de haut, on a droit a 3 couches de vegetations differentes, c'est tout humide (pas etonnant vu le temps qu'on se paye depuis le debut !) : pas de doute on est dans une foret humide. Le plus surprenant, d'ou son nom, c'est la quantite de mousse. Il y en a partout, du sol au plafond, sur les pierres, les arbres, les lianes, les troncs tombes au sol qu'il faut escalader... Jolie spectacle que nous offre encore une fois la nature. Par contre la rando devient plus technique car faut passer sous, dessus et a cote des arbres qui poussent dans tous les sens et de partout... avec le sol glissant et qui tremble sous nos pied (la couche d'umus etant sur des racines, le sol est mouvant) il faut rester concentre.
Deja pres de 6h qu'on marche, la fatigue commence a se faire ressentir et on sort tout juste de la foret de mousse. On a droit a un nouveau paysage, mais celui-ci plus de montagne, plus rocailleux.
Apres 7 heures de marche nous y voila enfin, le refuge du Humboldt. Il nous tardait d'y arriver car on savait que c'etait un joli chalet en pierre, tout amanage et surtout avec un poelle. CHALEUR, BONHEUR !!!
Premier objectif atteind, pour aujourd'hui c'est largement suffisant, surtout qu'il faut encore allez couper le bois (on a une hache a disposition), preparer le souper... et manger la surprise de Camille : un saucisson ! YOUPI, que du bonheur !!!! Pour certain il faut aussi prendre soin de ses petits petons.
La suite dans le prochain numero du 'Mt Humboldt (le retour)'.
12 septembre 2005
Raid de Voh
Ca c'etait du week end sportif !
Le RDV etait pris depuis pres de une semaine pour faire le raid de Voh. Ne connaissant pas cette discipline pour ne l'avoir jamais praticquer officielement, et ne connaissant pas de partenaire de libre, je me suis donc laisser entrainer dans cette aventure en compagnie de Maryline (40 ans).
On est donc parite a une petite equipe (8 personnes) vers un trip monumentale. Nous voila avant tout, pour la soiree a Nepoui (environ a 2h30 de Noumea), chez une amie dans une maison avec vue sur le lagon et avec 200m² de terrain. Sympas deja le cadre, mais on reste stoïque car faut deja se preparer pour la course, donc platree de pate pour tout le monde et on va vite au dodo car c'est leve a 4h45.
Ca vraiment la que commence le trip, on se rend sur le lieu du raid (encore a 45mn de route), on s'incrit, on prend une navette qui nous amene au depart. 3...2...1.... et un troupeau de buffles demarre en trombe. But du jeu, finir le parcour de 18km en equipe de deux, avec une denivele positif de 800m et un sommet au grand maximum a 350m, en un temps le plus court possible. Le premier couple le fera en 1H50 et le dernier (qui eux on pris l'option de marcher) en 5H20. 137 equipes au depart, faut bien se placer des le debut. Pour ma coequipiere et moi c'est plus l'option on part en dernier et on en profite. Pour les autres collegues, ils sont dans le troupeau. Il est 7h30.
On marche tranquille, plaisantant avec les derniers sur le fait qu'il faut etre pas tres fin pour courir ainsi. Les cuisses chauffent et on prend notre rythme, laissant derriere nous les derniers. On grapille des places. Ma mere m'a dit que j'avais pas droit de me salir, alors je suis bien emmerde lorsque je dois franchir une premiere riviere ! Tant pis j'aurais les pieds mouilles, c'est pas si grave que ca ! Nous voila au pied de la premiere montee, qui nous mene au des eoliennes. Arrive en haut, tout est chaud, on a meme l'esprit qui s'echauffe car on decide de commencer a trotiner sur la crete (faut vraiment etre pas tres fin !). La vue est tellement belle sur le lagon et nos pieds pietinent une terre orange a la Rolland Garros qu'on finit par se faire prendre au jeu.
Certains lorsqu'il sont en presence d'un joli paysage on besoin de laisser exploser leur joie par des petits cris, en mitraillant de photos, en profitant pour faire une pause. Mais quand t'es raideur tu t'exploses en courant. L'envie est la, le paysage m'exite, faut que je cours... voila comment on devient bete, mais c'est pas de ma faute, ces choses la ca ne se controle pas, et tant qu'on a encore la condition physique faut bien en profiter. Le sport c'est bien connu, c'est une drogue, on a besoin de notre dose.
On finira la course en 3h15, courant bien la moitie du temps, enfait des que le terrain est un peu en descente, on est pas encore assez maso pour courrir lors des montees. Mais le plus genial, c'est qu'en 3h de temps on est bien passer par une dizaine de biotope different, de la vegetation basse style garigue, des marecages en ayant de la boue jusqu'au genoux (crise de fou rire assurer... ainsi que quelques chutes la tete en avant dedans), chemins miniers, chemins de roche volcanique, chemins dans les hautes herbe, foret de palmiers et de plantes tout aussi tropicales les unes que les autres... et ce dont on ne lasse pas, cette vue imprenable sur le lagon.
Conclusion de la chose, encore une explosion de couleur (orange, rouge, vert fonce, vert clair, bleu turquoise, bleu ciel), une eclate totale, une ambiance bonne enfant (a chaque arrivee de candidats, cela se terminait sous les applaudissements), decouverte de l'arriere pays, decouverte de tribu, decouverte de la population locale et de leurs costumes, la nourriture (poisson biensur, mais aussi le bougna (specialite d'ici)).... et 170 photos!!!! Trop plein de bonnes choses en somme.
Je m'arrete la, car le journee n'est pas encore finit, il n'est que 12h30, mais j'en garde un peu sous la main.Experience a renouveler, le RDV est deja pris pour le 1er octobre... voir meme pour dans deux semaines pour un raid multi-activites (course a pied, canoe, VTT) de deux jours. Les batteries sont rechargés, le coeur tient bon, les cuisses se redurcissent, le gras disparait... la grosse patate quoi !
04 septembre 2005
Le Mont Mou
Mes premiéres rencontres de 'métro' se sont terminées par la proposition d'une ballade au mont Mou (1 211m). Promenade qui demande 2h de temps d'ascention, en passant par une vegetation basse puis se termine sur les derniers kilometres dans une foret humide (fougere, mousse, liane...). La terre est orange et tres glissante. Donne un joli panorama sur Nouméa et la cote, avec au loin les ilots et recifs coralien.

Ce qu'on ne m'avait pas dit c'est c'est que je partais avec des grands sportifs, habitue aux durs epreuves, qui pour s'amuser et se detendre le week end font des raids (sport national ici, on fait les parcours en courant un maximum, aussi bien montee que descente !). Consequence de la chose : 2h10 d'ascention, en marchant sur un bon rythme les salauds !, car on a prolonge jusqu'a une epave d'avion, pour se faire 900m de denivile sur 3km de longueur (autant dire que ca n'a pas cesser de monte du bas en haut). Apres avoir eu les jambes en compote pour la montee et sue toute l'eau de mon corps, je me suis taper pres de 1h de course a pied pour la descente (speciale dedicace pour Tonio). Donc aujourd'hui (deux apres) j'ai encore les jambes qui flageolent !
Mais j'en suis pas pour autant demotive car je les suis le week-end prochain dans le nord de la grande terre pour justement me taper un raid. On verra bien !
Voila pour l'aspect sportif de la chose. D'ailleur, le sport est roi sur l'ile, bcp de gens courent, font du velo, vont dans des salles de muscu, participe a des raids, font de la planche a voile...bcp de gens mais pas forcement les Kanaks, plutot les Caldoches (blancs qui sont né en Nouvelle Caledonie) ou les Zoreilles (=les métros).
Demain c'est ma premiere plongee parmis le corail et les poissons multicolores.
Renan








































